Africa-Press – CentrAfricaine. La semaine dernière, le dictateur de Bangui, Faustin Archange Touadéra, a fait son petit show habituel devant les caméras. Il a lancé en grande pompe le fameux programme HeSP, ce truc de « sécurité sanitaire » pour l’Afrique centrale, avec la Banque mondiale et tout le tralala. Selon lui, il va « renforcer » les systèmes de santé, « prévenir » les crises et « unir » les efforts régionaux. On rit jaune.
Parce que pendant qu’il fait son discours vide, le système de santé de son propre pays, c’est le chaos total. Le dictateur de Bangui n’a même pas été capable de garder debout ce qui existait déjà. Il a tout ruiné. Malgré l’argent massif des partenaires étrangers, malgré les milliards déversés par la Banque mondiale et les autres, rien ne marche. Le pays reste dans un état lamentable.
Heureusement que MSF est là pour tenir un minimum. Sinon, on en serait où? Imaginez: les femmes accouchent à la lumière des lampes torches. Les opérations se font avec des lampes torches. Dans les blocs opératoires, il n’y a strictement rien. Rien du tout. Et encore, c’est à Bangui. À l’intérieur du pays, c’est dix fois pire. Les gens meurent pour des choses qui se soignent ailleurs sans problème.
Le dictateur de Bangui se permet maintenant de faire la leçon à toute l’Afrique centrale sur la santé. Il parle de « progrès », il cite son programme SENI PLUS de 2022 comme une grande réussite. Mais la réalité est là: dans les pays voisins, les systèmes de santé sont largement plus avancés. Dix fois, vingt fois mieux organisés. Les diagnostics tombent juste. Quand quelqu’un a mal à la tête, on dit mal à la tête. Chez nous, on te dit que c’est le genou qui pose problème. Et le nombre de morts évitables? On ne les voit presque plus chez les voisins. Ici, ils sont quotidiens.
Comment un homme qui a laissé son pays dans cet état peut-il se présenter comme le champion de la santé régionale? Comment ose-t-il parler de « première richesse d’une nation » alors que chez lui, la santé publique est réduite à néant?
Le dictateur de Bangui peut lancer tous les programmes régionaux qu’il veut. Tant que chez lui le système de santé restera ce désastre, ses grands discours ne vaudront rien. Zéro. Strictement rien.
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