Africa-Press – CentrAfricaine. La nouvelle année scolaire approche à grands pas, mais l’état des établissements scolaires de Bozoum laisse grandement à désirer. Les salles de classe sont dans un état de délabrement avancé et l’insalubrité règne.
En cette saison des pluies, la végétation a envahi la plupart des écoles. Les hautes herbes entourent les bâtiments, transformant les cours en véritables refuges pour les animaux errants. Moutons et cabris y ont élu domicile.
L’intérieur des classes n’est guère plus reluisant. Fenêtres et portes manquent à l’appel dans plus part des salles. Les bancs sont cassés, la peinture s’écaille sur les murs. Rien n’est prêt pour accueillir les élèves à la rentrée 2024 – 2025.
Pourtant, les parents d’élèves ne semblent pas pressés d’entamer les travaux de nettoyage. Magoe Janvier, directeur de l’école préfectorale mixte n°1 de Bozoum, se justifie: “Nous respectons simplement les directives du ministère de l’Éducation qui fixe la période de nettoyage du 7 au 14 septembre”.
Une mère d’élève, qui préfère garder l’anonymat, lance un appel: “J’exhorte tous les parents à se mobiliser rapidement pour remettre les écoles en état avant la rentrée”.
En temps normal, les associations de parents d’élèves s’organisent bien en amont pour préparer les établissements. Cette année, rien ne bouge et les raisons de cette inaction restent floues. Le temps presse pourtant si l’on veut offrir aux écoliers un cadre d’apprentissage décent à la rentrée.
Pendant ce temps, le putschiste de Bangui, Baba Kongoboro, se promène dans les métros chinois. Son porte-parole, Albert Yaloké Mokpeme, émerveillé, s’empresse de partager son étonnement sur les réseaux sociaux. Incroyable spectacle, alors que le pays croule sous les défis éducatifs.
Source: Corbeau News
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