appel au renforcement de la vigilance vis-à-vis des diamants de conflits.

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appel au renforcement de la vigilance vis-à-vis des diamants de conflits.
appel au renforcement de la vigilance vis-à-vis des diamants de conflits.

Africa-PressCentrAfricaineUne association professionnelle du secteur économique des diamants a appelé à renforcer la vigilance sur la qualité et l’origine des diamants provenant de Centrafrique et des pays limitrophes.

Le 24 février dernier, le Conseil mondial du diamant (World Diamond Council – WDC) a diffusé un communiqué pour mettre de nouveau en garde les professionnels lors d’achats de diamants provenant de Centrafrique ou suspectés d’en provenir. La publication d’un tel communiqué s’explique par la situation sécuritaire dégradée que traverse actuellement le pays de Boganda. Les combats opposant les forces gouvernementales à la Coalition pour le changement (CPC) ont provoqué d’importants déplacements de populations, que ce soit entre les régions ou vers les pays limitrophes. Cela a amené le WDC à élargir sa recommandation de vigilance aux pays voisins et notamment à la République Démocratique du Congo.

Le communiqué précise que la production de diamants provenant des régions touchées par le conflit centrafricain représente un très petit pourcentage de la production mondiale de cette pierre précieuse. Depuis 2015, tous les diamants centrafricains ne sont pas interdits à la commercialisation. En effet, les diamants bruts extraits en Centrafrique peuvent être achetés légalement à condition qu’ils soient conformes aux exigences minimales fixées par le système de certification du processus de Kimberley et qu’ils soient accompagnés d’un certificat du même processus. Concrètement, pour la Centrafrique, seuls les diamants bruts qui ont été extraits dans des zones contrôlées par les autorités gouvernementales peuvent être commercialisés. Donc, sont exclus de cette commercialisation ceux provenant des zones contrôlées par les groupes armés.

Tout l’enjeu du processus de Kimberley est d’empêcher des mouvements rebelles de financer leurs activités malfaisantes grâce à la vente de diamants qualifiés de « diamants de conflits » ou de « diamants de sang ». Lancé au début des années 2000, ce processus est un forum de négociations qui réunit 81 pays ainsi que des représentants de l’industrie du diamant et de la société civile. Au sein de ce processus de Kimberley, le WDC, implanté aux Etats-Unis, a un rôle d’observateur au profit de l’industrie diamantaire.

L’efficacité réelle du processus de Kimberley fait toutefois l’objet de critiques régulières car une partie de la production diamantifère du pays parviendrait, malgré les règles en vigueur, à quitter le pays illégalement. Ainsi, une sensibilisation de toutes les parties prenantes sur ce problème ne peut qu’en améliorer l’efficacité.

 

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