La BDEAC lance à Bangui la campagne d’emprunt obligatoire multi-tranches par appel public à l’épargne

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La BDEAC lance à Bangui la campagne d’emprunt obligatoire multi-tranches par appel public à l’épargne
La BDEAC lance à Bangui la campagne d’emprunt obligatoire multi-tranches par appel public à l’épargne

Africa-Press – CentrAfricaine. La Banque de Développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC), à travers son vice-président, Jean Paterne MEGNE EKOGA, a procédé à Bangui en République centrafricaine (RCA) au lancement officiel de la campagne d’emprunt obligatoire multi-tranches par appel public à l’épargne « BDEAC (6, 20 % – 5, 95 % – 4, 70 %) Net 2024-2031 en présence des ministres du plan et des travaux publics, Richard Filakota et Eric Rokosse Kamot, des chefs d’entreprises, des représentants des banques de la place et autres personnalités.

La tournée de la BDEAC dans le cadre du lancement officiel de la campagne d’emprunt obligatoire multi-tranches par appel public à l’épargne « BDEAC (6, 20 % – 5, 95 % – 4, 70 %) Net 2024-2031 dans les pays de la sous-région d’Afrique centrale s’est arrêté en RCA pour la levée de 50 milliards de Franc de la coopération financière en Afrique (FCFA).

L’objectif de cette opération, c’est de mettre en œuvre la politique de mobilisation des ressources financières de la BDEAC qui, prévoit la levée des capitaux sur le marché financier, en Afrique complément des fonds propres et des lignes de crédits extérieures pour le financement de ses opérations.

A travers la mobilisation de l’épargne longue sous régionale, la Banque vise les objectifs fondamentaux suivants entre autres, élargir la base des investisseurs afin d’accroitre de façon substantielle les moyens de financement disponibles en monnaie locale, tout en préservant l’Institution des inconvénients liés à la gestion des lignes de crédit libellées en devises.

Orienter les ressources les plus adaptées de la zone vers la couverture des besoins financiers du système productif, créateur d’emploi et de richesses dans la sous-région ; et enfin de concilier les populations de la CEMAC avec l’économie, en leur procurant la possibilité de financer, indirectement par elles-mêmes, leur économie tout en diversifiant leur portefeuille de placement et ainsi accroitre leur revenu.

Jean Paterne MEGNE EKOGA, vice-président de la BDEAC: « En l’an 2022, l’Assemblée générale des actionnaires de la BDEAC, a approuvé le plan stratégique Azobé pour la période 2023-2027 qui, vise à contribuer fortement à l’intégration économique régionale, au développement durable et à l’amélioration des conditions des vies des populations. Renforcer et diversifier les ressources mobilisées et transformer et mondialiser la BDEAC ».

La BDEAC, ambitionne de prendre des engagements à hauteur 1.500 milliards sur les 5 années, la Banque contribuera aux aménagements et aux bitumages de 2.500 et quelques kilomètres de routes nationales et intégrations régionales, dans le secteur social le financement de la Banque devront contribuer à accueillir près de 20 milles élèves aux primaires, aux collèges et aux secondaires, ils faciliteront aussi l’augmentation des capacités de filière des hôpitaux avec quelques 1.000 unités supplémentaires…

Il est également prévu de favoriser l’accès à l’eau potable, à près de 2 millions de personnes, pendant que les infrastructures de productions d’énergies permettront l’accès à une énergie carbonée près de 3 millions de personnes. Les financements contribueront à créée près de 250 milles emplois dans la zone dont une grande partie en faveur des jeunes, des femmes et des populations plus vulnérables.

Pour le vice-président de la BDEAC, le retour à l’épargne au cas de financement au développement de l’économie des pays de la CEMAC est un état de changement de paradigme dans la politique de BDEAC et son financement. Le développement en Afrique centrale dans la zone CEMAC ne sera possible que dans la mesure où les populations décideront d’être des acteurs de l’avenir dans ce contexte la présente émission obligataire doit être analysée comme elle invite la population de CEMAC, de prendre son destin en main pour financer le développement économique de nos pays.

Dans le programme de l’émission obligataire lancée depuis 2020, la BDEAC a voulu initier une mouvance populaire au développement de la zone CEMAC à travers le recours à l’épargne des populations. La BDEAC, étant la banque des états d’Afrique centrale et par conséquent, c’est une propriété de chaque citoyen.

En marge de ce lancement de campagne d’Emprunt obligatoire multi-tranches par appel public à l’épargne, la société « Palme d’or » pour son projet de création d’un complexe agro-industriel de palmier à l’huile à Bangui a obtenu sa seconde tranche de (prêt complémentaire) de 2 000 000 000 FCFA.

Read Hariri, représentant de la société « Palme d’or » se réjoui de la signature de la seconde tranche de prêt de la BDEAC pour mettre sur pied l’usine de transformation de palme: « C’est vrai que la société « Palme d’or » est l’un des premiers acteurs privés à bénéficier d’un accompagnement à travers un prêt à moyen terme par la BDEAC, cela s’est fait en 2018, pour la première partie, le projet était planifié en deux étapes, la première étape était la mise en place de plantation et la deuxième c’est l’industrialisation ».

La première phase a été finalisée par le concours des banques locales, la banque populaire marocaine centrafricaine (BPMC) et la banque sahélo saharienne d’investissement en Centrafrique (BSIC), et la deuxième phase, a eu l’approbation du Conseil d’administration de la BDEAC où il aura lieu de la signature de la convention qui marque l’industrialisation, de l’installation de l’usine de « Palme d’or », d’ici 2 ans afin de mettre sur le marché l’huile de palme qui est pensée, produite, transformée et qui sera consommée par les centrafricains pour d’une part éradiquer les importations en faveur de la production locale ce qui va renforcer l’économie nationale et créer de l’emploi dans le milieu rural pour favoriser l’intégration des jeunes, filles et fils à apprendre également à s’accaparer de la terre, l’une des plus grandes richesse du pays en dehors des richesses minières.

« Il faut que nous exploitons cette terre, pour pouvoir minimiser les importations et augmenter notre production locale, car nous importons 2.500 milliards de produits alimentaires, alors que nous devons valablement produire sur notre terre. Ce que je peux demander aux entrepreneurs centrafricains de bien concevoir leurs dossiers et d’aller vers les banques et négocier des crédits et de l’accompagnement. Ce qui n’est pas de la magie que « Palme d’or » l’a fait et tout le monde peux le faire », a conseillé Read Hariri.

En effet, la souscription à cet appel public d’épargne enrichiront triplement les épargnés, d’abord à travers les intérêts qui seront payés, ensuite par les moyens d’action qui seront offrir à la BDEAC pour financer le développement enfin au regard des impacts économiques attendus de ses financements.

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