Africa-Press – CentrAfricaine. L’Afrique émerge comme une destination en pleine croissance dans le domaine de l’outsourcing, grâce notamment à ses coûts de main-d’œuvre abordables et à la disponibilité d’un important vivier de talents. Sept pays africains figurent parmi les 25 premières destinations mondiales les plus compétitives.
L’Afrique du Sud, le Nigeria et le Kenya sont les destinations africaines les plus compétitives en matière d’outsourcing en 2026, selon un classement élaboré par Ataraxis, une société américaine spécialisée dans l’externalisation et le recrutement de talents mondiaux.
Le « Global Outsourcing Talent Index 2026 » évalue la compétitivité de 193 pays en matière d’externalisation (ou outsourcing, une stratégie commerciale consistant à confier des activités, des processus ou des services à des talents externes spécialisés plutôt que de les gérer en interne) en se basant sur cinq variables: coût de la main-d’œuvre, maîtrise de l’anglais, disponibilité des talents, infrastructures numériques et stabilité économique, juridique et politique. Des notes sont attribuées aux pays étudiés pour chaque variable sur une échelle allant de 0 (faible compétitivité) à 100 points (compétitivité optimale) en s’appuyant sur des données provenant de plusieurs sources telles que le réseau social professionnel LinkedIn, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), la Banque mondiale, l’Union internationale des télécommunications (UIT), le Forum économique mondial (WEF) et la Heritage Foundation.
Les cinq variables sont ensuite agrégées, selon la pondération suivante, pour dégager un score de compétitivité global allant de 0 à 100 points pour chaque pays: coût de la main-d’œuvre (52,5 %), maîtrise de l’anglais (20 %), disponibilité des talents (17,5 %), infrastructures numériques (5 %) et stabilité économique, juridique et politique (5 %).
L’Afrique du Sud occupe la première position à l’échelle africaine et au 5e rang à l’échelle mondiale avec un score global de 83,45 points. La nation-arc-en-ciel figure parmi les marchés d’externalisation les plus équilibrés au monde, alliant une maîtrise parfaite de l’anglais (100/100) à une forte disponibilité de talents (70/100), un bon coût de la main-d’œuvre (88/100) et une solide stabilité économique, juridique et politique (60/100), même si elle affiche un score relativement faible dans le domaine des infrastructures numériques (40/100).
Le Nigeria (6e rang mondial) occupe la deuxième marche du podium à l’échelle continentale, devant le Kenya (11e rang mondial), l’Egypte (15e), le Ghana (17e), de l’Ethiopie (23e), l’Ouganda (24e), le Maroc (26e), l’Algérie (28e). Le Zimbabwe (41e rang mondial) ferme le Top 10 africain.
(Voir le classement complet des 54 pays africains ci-dessous).
Ainsi, sept pays africains figurent parmi les 25 premières destinations mondiales en matière d’externalisation. Cela signifie que les pays africains représentent 28 % des 25 premières destinations mondiales en matière d’externalisation, à égalité avec l’Asie.
Le Kenya affiche le meilleur score en matière d’infrastructures (50/100) parmi tous les pays africains figurant dans le top 10 mondial, devant l’Afrique du Sud (40), le Nigeria (30), le Ghana (40), l’Éthiopie (30) et l’Ouganda (30). Malgré cette relative supériorité, le score du Kenya en matière d’infrastructures le positionne tout de même à la 102e place sur 193 pays dans cette variable, ce qui signifie que le Kenya est en tête de l’Afrique en matière de préparation au numérique tout en se situant à la médiane mondiale.
À l’échelle mondiale, les Philippines sont la destination la plus compétitive pour l’outsourcing avec un score global de 90,65 points, devant la Malaisie, l’Inde, le Chili et l’Afrique du Sud.
Plus généralement, les marchés émergents occupent les premières places dans le classement, principalement grâce à la compétitivité de leurs coûts de main-d’œuvre et à l’importance de leur vivier de talents.
Le classement montre par ailleurs que l’externalisation des processus métiers (business process outsourcing/BPO) ne se limite plus à une poignée de centres situés dans des fuseaux horaires spécifiques, et se développe désormais dans plusieurs régions du monde de l’Asie du Sud-Est à l’Afrique, en passant par l’Amérique latine et l’Europe de l’Est.
Walid Kéfi
Classement des destinations africaines les plus compétitives en matière d’outsourcing en 2026:
1-Afrique du Sud (5e rang mondial)
2-Nigeria (6e)
3-Kenya (11e)
4-Egypte (15e)
5-Ghana (17e)
6-Ethiopie (23e)
7-Ouganda (24e)
8- Maroc (26e)
9-Algérie (28e)
10-Zimbabwe (41e)
11-Liberia (50e)
12-Tunisie (65e)
13-Namibie (69e)
14-Botswana (74e)
15-Lesotho (80e)
16-Madagascar (85e)
17-Zambie (89e)
18-Cap-Vert (95e)
19-Maurice (99e)
20-Tanzanie (100e)
21-Seychelles (107e)
22-Malawi (109e)
23-Eswatini (111e)
24-RD Congo (124e)
25-Côte d’Ivoire (129e)
26-Cameroun (131e)
27-Sénégal (132e)
28-Sierra Leone (138e)
29-Mozambique (142e)
30-Rwanda (145e)
31-Angola (147e)
32-Sao Tomé & Principe (148e)
33-Libye (152e)
34-Bénin (153e)
35-Togo (155e)
36-Gabon (158e)
37-Soudan du Sud (160e)
38-Tchad (161e)
39-Comores (162e)
40-République du Congo (163e)
41-Mali (164e)
42-Soudan (165e)
43-Burundi (167e)
44-Burkina Faso (168e)
45-Centrafrique (170e)
46-Guinée (172e)
47-Djibouti (174e)
48- Somalie (175e)
49-Mauritanie (176e)
50-Niger (178e)
51-Gambie (179e)
52-Erythrée (182e)
53-Guinée équatoriale (183e)
54-Guinée-Bissau (184e)
Pour plus d’informations et d’analyses sur la CentrAfricaine, suivez Africa-Press





