L’INVESTITURE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE EN L’ABSENCE DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE PRÉSAGE T-ELLE D’UNE TRAJECTOIRE CURVILIGNE DU DIALOGUE PROPOSÉ ?

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CENTRAFRIQUE : L’INVESTITURE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE EN L’ABSENCE DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE PRÉSAGE T-ELLE D’UNE TRAJECTOIRE CURVILIGNE DU DIALOGUE PROPOSÉ ?
CENTRAFRIQUE : L’INVESTITURE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE EN L’ABSENCE DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE PRÉSAGE T-ELLE D’UNE TRAJECTOIRE CURVILIGNE DU DIALOGUE PROPOSÉ ?

Africa-PressCentrAfricaine Lors des cérémonies de son investiture pour un deuxième mandat, le président de la république a réitéré sa ferme volonté de dialoguer avec les forces vives de la nation sans définir le format en vue de donner du contenu à la définition de la notion de « paix ». Au demeurant, les chefs d’état de la sous région avait proposé au pouvoir de Bangui un format de dialogue qui en conséquence a fait l’objet d’un rejet tacite car jugé insidieux.

Au delà de l’incertitude qui gravite autour du format du dialogue proposé, l’ambassadeur de la fédération de Russie accrédité en Centrafrique et le conseiller russe du président de la république en matière de sécurité ont donné le ton en excluant officiellement la coalition des groupes armés non conventionnels. En attendant la définition du format du dialogue, il apparaît important de savourer une cérémonie d’investiture riche en couleurs et en émotions. La tâche d’huile relayée par la presse locale et internationale demeure l’absence criarde des chef d’état de la sous région alors qu’ils étaient attendus et plus particulièrement l’absence des leaders de l’opposition démocratique.

Étonnant était l’absence du président du MLPC que nous qualifiions de centriste alors que son parti est activement représenté au gouvernement. Ainsi, le président de la république isolé se referme sur lui même. On n’a pas besoin d’être un expert en art divinatoire pour affirmer que le nouveau quinquennat sera difficile à gérer car les tensions électrostatiques sont palpables…une crise post-électoral se profile à l’horizon.

Ce qui devrait naturellement être une fête de l’encrage et de la consolidation de notre démocratie envoie un message à l’opinion nationale et internationale Conscient qu’il n’est pas encore tard pour se serrer les coudes, le citoyen lambda s’interroge :

L’absence des ténors de l’opposition démocratique à l’investiture du président de la république présage t-elle d’une trajectoire curviligne du dialogue qualifié de républicain ?

Peut-on mener à bien un mandat sans l’opposition et aussi en manque de symbiose avec la sous région ?

L’attitude de la sous région ainsi que de l’opposition démocratique démontre t-elle que le président de la république a été mal élu ?

Qu’est-ce qui est à l’origine du divorce entre le pouvoir et l’opposition démocratique ?

Un dialogue républicain avec des interlocuteurs triés sur le tas est-il une solution calibrée à la crise centrafricaine ?

Cette investiture constitue t-elle une avancée ou une régression démocratique ?

Les belles priorités du nouveau quinquennat définies par le président de la république lors de son investiture seront-elles tenables dans ce climat de rejet de l’autre ?

Enfin et maintenant qu’on est investi, pourquoi le pouvoir ne saisit pas l’opportunité pour donner une chance définitive à la paix ?

Au delà de toutes considérations politiques et politiciennes et en vue de préparer le lit des priorités esquissées par le président de la république, le véritable enjeu du nouveau mandat demeure le large rassemblement possible de tous ceux qui se réclament centrafricains autour d’un dialogue largement inclusif.

A l’occasion, l’opposition démocratique doit saisir la main tendue du pouvoir au détriment des calculs géostratégiques respectifs…et c’est la nation qui gagne.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

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