Africa-Press – CentrAfricaine. Le parti Kwa Na Kwa de l’ex-président François Bozizé a publié le 27 mars 2026 une circulaire interdisant formellement à tout compatriote d’utiliser son nom dans des querelles personnelles sur les réseaux sociaux.
Le document, signé par Elie Oueifio, président intérimaire du bureau politique, vise des membres de la diaspora centrafricaine. Ces derniers auraient utilisé l’étiquette KNK pour mener des campagnes d’insultes, diffuser des contenus obscènes et lancer des appels à la haine, sans lien avec les positions officielles du parti.
La circulaire cite plusieurs textes juridiques à l’appui de l’interdiction: l’article 20 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Convention sur l’élimination des discriminations raciales, mais aussi la loi centrafricaine n°63/421 du 26 novembre 1963 réprimant les publications subversives, et l’ordonnance n°66/32 du 20 mai 1966 sur le tribalisme.
Le bureau politique intérimaire a amplifié le document vers la Présidence de la République, la Primature, l’Assemblée nationale, le ministère de la Justice, la MINUSCA, l’Union européenne, l’Union africaine et les ambassades — une liste de destinataires qui indique que le KNK entend donner à cette mise en garde une portée officielle.
Le parti de Bozizé, en restructuration depuis l’exil de son fondateur, appelle les autorités nationales à veiller au respect des lois, faute de quoi les divisions, selon le texte, conduiront le pays vers l’anéantissement.
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