Africa-Press – CentrAfricaine. Les bandits soudanais n’ont pas attendu longtemps avant de frapper à nouveau. Le lendemain de leur première attaque sur l’axe Ouanda-Djallé – Sam-Ouandja le samedi dernier, ils ont de nouveau capturé des commerçants au même endroit, avec les mêmes méthodes.
Dès sept heures du matin, ce dimanche 22 février, les bandits soudanais lourdement armés étaient déjà en position sur l’axe Ouanda-Djallé – Sam-Ouandja. Ils ont commencé à intercepter des commerçants, des conducteurs de taxi-moto, les uns après les autres, pour les ligoter contre des arbres, exactement comme ils l’avaient fait la veille avec le mécanicien et son conducteur. À quatorze heures, de nouvelles victimes, en route sur leurs motos en provenance de Sam-Ouandja, sont capturés. Ils venaient encore grossir le nombre des otages retenus attachés dans la brousse.
C’est en plein milieu de cette journée de terreur qu’un événement inattendu a changé le cours des choses. Un véhicule escorté par des mercenaires russes est apparu sur la route en provenance de Sam-Ouandja. Les bandits, en voyant un véhicule militaire, ont aussitôt abandonné leurs positions et ont disparu dans la brousse.
Les mercenaires russes sont passés tranquillement sans savoir que des jeunes commerçants et les conducteurs des taxi-moto étaient attachés contre les arbres non loin de là. Les bandits, eux, sont restés tapis dans la végétation au côté de leurs victimes.
Vers 19 heures, les ravisseurs sont venus détacher l’une des victimes et lui ont ordonné d’aller chercher de l’eau pour faire boire les autres otages. Dès qu’il s’est retrouvé hors de leur portée, l’homme n’a pas cherché midi à quatorze heures: il a pris la fuite et a rejoint Ouanda-Djallé à toutes jambes.
Les autres sont restés ligotés jusqu’aux environs de dix-neuf heures et demi, quand les bandits ont fini par les détacher. Les victimes libérées ont alors entamé le chemin jusqu’à Ouanda-Djallé, les mains enflées et douloureuses, le sang n’ayant plus bien circulé durant toutes ces heures passées les bras attachés.
En arrivant à Ouanda-Djallé, les jeunes ont croisé les mercenaires russes et leur ont tout raconté, leur montrant leurs mains boursouflées comme preuve de ce qu’ils avaient enduré. Sans tarder, les mercenaires, appuyés par des soldats FACA, ont pris la route ce lundi matin pour tenter de retrouver la trace des bandits dans la brousse.
Source: Corbeau News Centrafrique
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