Déclaration de l’opposition démocratique relative à la situation sécuritaire et politique en Centrafrique

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Déclaration de l’opposition démocratique relative à la situation sécuritaire et politique en Centrafrique
Déclaration de l’opposition démocratique relative à la situation sécuritaire et politique en Centrafrique

Africa-Press – CentrAfricaine. L’actualité nationale de notre pays, la République centrafricaine est marquée ces derniers temps par plusieurs évènements qui impactent négativement la vie de la population. Ces évènements présentés à la population par divers canaux d’information sont parfois déformés à dessein pour créer la confusion dans l’opinion.

Á cet effet, l’Opposition Démocratique tient donc à restituer la vérité sur ces évènements en vue d’éclairer la lanterne du peuple centrafricain et de la communauté internationale.

Á sa demande, le Président de la République a reçu le 10 novembre 2021 l’Opposition Démocratique suite au retrait de ses représentants du comité d’organisation du dialogue républicain(CODR) dû à la note du Président de l’Assemblée Nationale demandant la mise en place d’un comité ad-hoc devant statuer sur la levée de l’immunité des trois députés, leaders de l’Opposition..

Au cours des échanges qui ont eu lieu, elle a précisé au Chef de l’État que la reprise des discussions relatives à la réintégration de ces représentants au CODR est conditionnée par l’abandon pur et simple de la procédure de levée de l’immunité des trois leaders parlementaires membres de l’Opposition Démocratique, afin de créer un climat de décrispation politique préalable au dialogue. L’acte d’abandon des poursuites par le parquet relève de la responsabilité du Chef de l’État conformément à ses prérogatives constitutionnelles.

Les déclarations des partisans du régime effectuées suite à cette rencontre tendant à faire croire à l’opinion nationale et internationale que l’Opposition Démocratique a sollicité une amnistie relèvent de la désinformation.

L’Opposition Démocratique relève que cette interprétation des justifications qu’elle a fournie au président TOUADÉRA est en déphasage avec ses préoccupations.

L’article 82 de la Constitution du 30 mars 2016 dispose que le projet de Loi des Finances de l’année suivante est déposé sur le Bureau de l’Assemblée Nationale au plus tard le 15 septembre de l’année en cours. Á ce jour 19 novembre, soit deux mois après, le projet n’est pas toujours déposé en violation des dispositions de l’article précité de la Constitution alors que la session budgétaire convoquée à l’effet de l’examen tire à sa fin.

Selon les informations internes du Ministère des Finances et du Budget, le projet du Budget 2022 ne peut être bouclé par ce que le gouvernement n’a pas pu satisfaire aux exigences des partenaires financiers en vue d’obtenir leur accord sur leurs contributions qui représentent une proportion importante dans le budget.

Les conditions des partenaires sont entre autres :

La principale conséquence de cette situation est que le gouvernement s’oriente vers l’adoption de douzièmes provisoires avec des difficultés liées à la mobilisation des ressources qui sera retardée. D’éventuels arriérés de paiement de salaires sont à redouter en 2022.

Bien que notre pays traverse une situation financière difficile caractérisée par le tarissement de l’aide extérieure et les perspectives sombres de mobilisation de ressources financières en 2022, les plus hautes autorités de notre pays se permettent de donner un signal négatif aux partenaires financiers en invitant un artiste étranger à qui des billets de banque ont été distribués à tour de bras par le Président de l’Assemblée Nationale, le Ministre d’État en charge de la Justice, de la Bonne Gouvernance et des Droits de l’Homme, le Ministre des Finances et du Budget, le Ministre de PTT dont le personnel est en grève pour cause de 69 mois d’arriérés de salaires et le Directeur Général de la Police Centrafricaine.

L’on note ainsi la mauvaise volonté du gouvernement qui veut en réalité, organiser un dialogue et refuser d’en financer le budget. Dans le même temps, la ville de Bangui sombre dans l’obscurité totale à cause des problèmes techniques de l’ENERCA, plusieurs arrondissements de Bangui manquent d’eau potable et les artères à Bangui et les routes de nos provinces sont dans un état de dégradation qui ne dit pas son nom.

Les artistes centrafricains subissent un mépris total du régime de Bangui quoique certains d’entre eux, en dépit des moyens limités dont ils disposent ont rapporté des prix au niveau international honorant ainsi notre pays :

Aucun de ces artistes n’a reçu des encouragements de la part de nos autorités occupés à festoyer au rythme des artistes étrangers.

Voilà chers professionnels des médias, la situation d’actualité de notre pays, qui n’est pas du tout rose en ce moment. L’on comprend aisément que la décrispation de la vie nationale est intimement liée à un dialogue franc entre tous les centrafricains réunis autour d’une même table. Un dialogue véritablement inclusif s’impose si l’on veut enfin trouver une issue à la crise centrafricaine.

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