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Les soldats du 13e bataillon déployés dans la Vakaga attendent toujours leurs prime globale d’alimentation (PGA). La MINUSCA dépanne quand elle peut.
Les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) postés à Birao vivent une situation très très difficile. Depuis leur arrivée il y a près de 8 mois, les hommes du 13e bataillon ont reçu seulement 5 000 FCFA comme prime globale d’alimentation (PGA). Le montant normal est de 45 000 FCFA par mois.
Face à ce manque, les militaires comptent sur l’aide de la Mission des Nations Unies (MINUSCA). Les Casques bleus donnent des vivres quand ils peuvent: du poulet, de la viande, des légumes, du pain. Mais cette aide arrive de façon irrégulière.
Sans argent suffisant, les FACA peinent à manger correctement. Leurs conditions de logement ne sont pas meilleures. Beaucoup préfèrent aller dormir au sein de la gendarmerie.
Cette situation pousse certains soldats à abandonner leur poste. D’autres se débrouillent comme ils peuvent pour survivre, parfois en dehors des règles. Un militaire malade a voulu rejoindre Ndélé pour atteindre Bangui afin de se soigner, faute d’évacuation sanitaire. Il est mort en route.
Birao n’est pas le seul endroit où les FACA ont ces difficultés. À Bria par exemple, des soldats ont attendu dix-huit mois leur prime alimentaire. Ils n’ont eu que 20 000 FCFA pour leur déplacement. À Paoua, certains n’ont rien touché depuis un an et demi. Le même cas ailleurs.
Ces retards de paiement montrent que l’armée centrafricaine a du mal à gérer ses troupes en mission. L’argent arrive mal ou pas du tout.
La Mission onusienne aide dans la mesure de ses moyens. En juin 2025, elle a distribué de la nourriture aux déplacés autour de Birao. Mais elle a aussi ses propres problèmes de sécurité. Le 20 juin, un Casque bleu zambien a été tué dans une attaque près de la ville.
Les Nations Unies peuvent donner un coup de main, mais elles ne peuvent pas remplacer l’État centrafricain dans ses obligations.
Le cas de Birao pose une question simple: comment l’État peut-il demander à ses soldats de sécuriser le territoire s’il ne peut pas les nourrir correctement?
Les autorités doivent revoir leur façon de gérer les primes et les conditions de vie des militaires. Sans cela, les FACA auront du mal à remplir leur mission. Les soldats mal nourris et mal payés ne peuvent pas être efficaces.
Il faut que Bangui trouve des solutions durables pour soutenir ses forces armées en province. La sécurité du pays en dépend….
Source: Corbeau News Centrafrique
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