FSR Attaque Amdafock en Réaction à Afrikacorp

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FSR Attaque Amdafock en Réaction à Afrikacorp
FSR Attaque Amdafock en Réaction à Afrikacorp

Africa-Press – CentrAfricaine. Des éléments rebelles des Forces de Soutien Rapide (FSR) du Soudan ont franchi la frontière centrafricaine le samedi 11 avril 2026 et attaqué le village Angatoy, situé à environ 40 kilomètres d’Amdafock, dans la préfecture de la Vakaga, tuant des civils. Pourtant, cette attaque était annoncée. Elle est la conséquence directe des incursions répétées des mercenaires russes de l’Afrikacorp en territoire soudanais.

En effet, quelques jours avant l’attaque du samedi dernier, des mercenaires russes de l’Afrikacorp avaient traversé la frontière depuis la RCA vers le Soudan et commis des exactions, faisant des morts sur place. En réaction, des éléments du FSR avaient diffusé un message audio sur la plateforme de messagerie sociale WhatsApp, dont CNC a obtenu copie, menaçant explicitement de représailles et exigeant que Bangui rappelle ses mercenaires à l’ordre.

Le message était clair: si l’Afrikacorp repassait la frontière, le FSR ferait de même en sens inverse. Finalement, ils ont tenu parole.

Le schéma est bien connu et se répète depuis des mois. Les mercenaires russes partent de leur base de Birao, traversent la frontière vers le Soudan, commettent des dégâts et rentrent. Le FSR riposte en attaquant un village centrafricain sans défense. À chaque fois, ce sont les populations civiles qui paient. Les mercenaires russes, eux, restent au camp.

Mais la surprise de tout le monde, ce que le sous-préfet d’Amdafock a déclaré à la radio Ndékè-luka mérite d’être relevé. Selon lui, les auteurs de l’attaque seraient de simples « bandits soudanais », pas des éléments du FSR. C’est inexact.

Le FSR avait publiquement annoncé ses représailles. Soit le sous-préfet n’avait pas eu accès à cet audio, soit il a reçu consigne de ne pas nommer les choses. Car nommer l’Afrikacorp dans ce contexte, c’est s’exposer. Alors on dit « eux ». On contourne. On évite. Et pendant ce temps, les morts s’accumulent dans nos localités.

D’ailleurs, CNC a déjà publié des nombreux articles sur ce cycle à plusieurs reprises. Ce n’est pas nouveau. Ce qui est nouveau, c’est que le message de menace était cette fois public, explicite, enregistré — et que personne n’a bougé.

Source: Corbeau News Centrafrique

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