Soldats FACA Suspendus Créent Barrière à Ouanda-Djallé

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Soldats FACA Suspendus Créent Barrière à Ouanda-Djallé
Soldats FACA Suspendus Créent Barrière à Ouanda-Djallé

Africa-Press – CentrAfricaine.
Dans la sous-préfecture de Ouanda-Djallé, des soldats FACA suspendus pour exactions ont trouvé le moyen de poursuivre leur racket, mais depuis une autre ville, à 45 kilomètres.

Tout a commencé par une exaction des soldats FACA au marché central ayant occasionné la mort de 3 enfants et causé des blessures sur 9 autres actuellement à l’hôpital. Le ministre de la défense, celui de l’administration du territoire ont fait un déplacement dans la ville. Une réunion avait été organisé avec les autorités locales et à la population sur la crise. À l’issue de cette mission gouvernementale, certaines activités des soldats FACA ont été suspendus: interdits de tenir les barrières, interdits de contrôler les passages. Leur relève devait arriver dans les jours suivants.

Mais cette décision n’a pas rendu ces soldats inactifs. Notons qu’avant la suspension, leur activité aux barrières d’entrée et de sortie de Ouanda-Djallé était connue de tous: motos, véhicules, camions, personne ne passait sans payer ce qu’ils appelaient eux-mêmes des « formalités ». Cette habitude, solidement ancrée, n’allait pas disparaître avec une simple mesure administrative.

C’est là qu’intervient l’histoire d’un commerçant natif de Ouanda-Djallé. Cet homme effectuait régulièrement le trajet entre Sikikédé et Ouanda-Djallé avec son camion. Mais la semaine dernière, il quitte Sikikédé normalement pour rentrer à Ouanda-Djallé. Il emprunte la route habituelle, et arrive à Ouandja, dans la commune du même nom, à 45 kilomètres de Ouanda-Djallé.

À Ouandja, les soldats FACA détachés dans ce village l’arrêtent pour les « formalités » d’usage. Le commerçant s’exécute et règle ce qui lui est réclamé. Mais au moment de repartir, on lui annonce qu’il doit également s’acquitter des formalités au nom des soldats de Ouanda-Djallé, ceux-là mêmes qui sont suspendus et qui ne perçoivent plus rien à leurs propres barrières.

Le commerçant refuse net. Il dit qu’il ne peut pas payer pour une barrière qui se trouve dans une autre ville, relevant d’une autre sous-préfecture. Ouandja a ses propres autorités, Ouanda-Djallé aussi. Rien ne justifie qu’on lui réclame, à 45 kilomètres de distance, une somme destinée à des soldats qui ne sont même plus en service. Il choisit d’attendre sur place plutôt que de céder.

Deux jours passent. Le commerçant campe sur sa position. Finalement, les soldats lâchent prise et le laissent partir. Il reprend la route et arrive à Ouanda-Djallé, mais avec deux jours de retard et une mésaventure qui dit long sur ce que le racket aux barrières est en train de devenir dans cette partie du pays.

 

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