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Sept détenus se sont évadés du commissariat de Ndélé dans la nuit du 19 février. Un seul a été rattrapé, et ce qu’il a subi ensuite dépasse tout entendement.
C’est dans l’obscurité de cette nuit du jeudi au vendredi 19 février 2026 que sept hommes ont réussi à forcer leur sortie de la cellule du commissariat de police de Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. Personne ne les attendait dehors, personne ne les guettait, ils ont simplement saisi l’occasion et disparu dans la nuit.
Six d’entre eux ont réussi à s’éloigner sans être repris et courent toujours. Mais le septième n’a pas eu cette chance. Il a été rattrapé dans les quartiers alentour par des éléments de la police et ramené de force au commissariat, les mains vides et sans échappatoire.
C’est là que les choses ont basculé. Un auxiliaire de police du nom de Ramadan alias Cheko, en raison de son état physique très vilain, s’est emparé du jeune homme et l’a roué de coups à l’aide de gros bâtons, sans retenue et sans que personne n’intervienne pour arrêter ce déchainement. Le détenu a été laissé dans un état physique très grave, toujours retenu dans les locaux du commissariat, sans avoir été conduit à l’hôpital.
Ce qui rend cette affaire encore plus lourde, c’est que ces sept hommes faisaient partie d’un groupe de onze détenus placés en garde à vue au commissariat de Ndélé. Ces onze jeunes transporteurs ambulants avaient été arrêtés par les écogardes de WCS aux abords de Gounda, alors qu’ils rentraient de la sous-préfecture de Birao, chargés de viande boucannée achetée dans les villages de Ndiffa, Madao, Tiri Goulou, Boldja et Ouandjia.
Les écogardes avaient exigé de chaque conducteur une somme de cent cinquante mille francs. Six des dix-sept avaient pu payer et repartir librement. Les onze autres, faute de moyens, avaient été embarqués et conduits au commissariat, où ils ont été enfermés sans qu’aucune procédure claire ne leur soit expliquée.
Des jours ont passé, dans le silence et l’attente, sans jugement, sans information transmise à leurs proches. C’est dans ce vide total que sept d’entre eux ont décidé, cette nuit du 19 février, de ne plus attendre ce qui ne venait pas.
Source: Corbeau News Centrafrique
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