
Africa-Press – CentrAfricaine. Le Ramadan est une période où les fidèles musulmans observent un mois de jeûne du matin au soir afin d’implorer la main de Dieu sur leurs différentes activités. Mais ceux de la ville de Bouar dans la Nana-Mambére font face à une augmentation des prix des denrées alimentaires sur les marchés.
Un sac de riz de 50k qui se vendait à 23.000 FCFA coute actuellement 30.000 voire 31.000 dans certains magasins de la place. Et celui de la farine de blé qui coutait 25.000 se vend aujourd’hui 33.000 FCFA.
Moudi, un commerçant au marché Aoussa, indique que cette augmentation est due au principe de l’offre et la demande: « Vous savez nous sommes en période de Ramadan, le riz, la farine de blé et le sucre sont des produits les plus consommés actuellement. Certains commerçants sont obligés d’augmenter les prix de ces produits de leurs grés et faire beaucoup de bénéfice. ».
Cette augmentation est différemment appréciée par les consommateurs, mais elle a des conséquences sur le panier de certains ménages. Dans les après-midis de ce mardi 12 mars nous avons sillonné certains ménages au quartier Aoussa, le fief des musulmans de la ville de Bouar. Ceux-ci déplorent cette situation et appellent à une prise de conscience de ces commerçants véreux.
Même-si certains fidèles n’ont pas souhaité nous parler de cette situation déplorable, d’autres non plus n’ont pas hésité de nous donner leurs points de vue. C’est le cas de Moctar, un père de famille de plus de dix personnes qui n’a pas hésité de répondre à nos questions. Selon lui, ces augmentations sont devenues une tradition. « Chaque année, nous assistons à ces scénarios des commerçants de notre localité. Et c’est vraiment regrettable, puisque le Ramadan est un moment sacré et tout ce que nous faisons, doit-être dans l’amour de Dieu le créateur de l’univers », a-t-il rappelé.
Cette situation dépasse l’entendement de la population de cette ville, notamment la communauté musulmane vue sa proximité à la frontière du Cameroun.
Il est à noter que les prix des denrées alimentaires sont fixés par le ministère du commerce mais son application est loin d’être suivie par des commerçants. Ceux-ci augmentent les prix de leur gré sans tenir compte du revenu de chaque ménage.
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