Salamat: Carrefour Commercial Tchad-RCA à Daha

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Salamat: Carrefour Commercial Tchad-RCA à Daha
Salamat: Carrefour Commercial Tchad-RCA à Daha

Africa-Press – CentrAfricaine. Devenue sous-préfecture en 2004, Daha compte 24 villages. Frontalière avec la République centrafricaine, cette sous-préfecture est un véritable carrefour d’échanges commerciaux entre le Tchad et la Centrafrique.

Limité au nord par la sous-préfecture rurale de Haraze Mangueigne, au sud-est par la République centrafricaine et au sud-ouest par la sous-préfecture de Ngondé, dans le département du Lac Iro, Daha est une sous-préfecture du département de Haraze, province du Salamat.

Selon l’actuel sous-préfet, Hassan Barcham Mahamat, sa circonscription administrative dispose, sur le plan éducatif, de six écoles fonctionnelles et de cinq non fonctionnelles. Sur le plan sanitaire, la sous-préfecture compte deux centres de santé fonctionnels, l’un à Daha et l’autre à Markaba, ainsi qu’un poste de santé à Machtouraye.

Economiquement, les principales activités de la population de Daha sont l’agriculture, l’élevage, la pêche et la cueillette. Les populations importent divers produits et marchandises, tels que des planches pour la construction ou des lits en bois. Avant la fermeture de la frontière en 2014, les populations exportaient notamment le bétail sur pied vers la République centrafricaine. Les échanges se font également avec la zone du Lac Iro.

Avec sa proximité géographique avec la Centrafrique, la sous-préfecture de Daha joue un rôle économique majeur en tant que zone frontalière stratégique. Elle constitue un point d’échanges commerciaux entre le Tchad, notamment la province du Salamat, et la République centrafricaine, grâce notamment au fleuve Aouk qui marque la frontière. Ces activités économiques, combinées à son marché hebdomadaire, font de Daha un relais économique important.

Cependant, la sous-préfecture de Daha fait face à de nombreuses difficultés liées à sa situation géographique. La saison pluvieuse, qui dure environ huit mois, entraîne des inondations récurrentes provoquant le déplacement des populations vers des sites plus sécurisés. Ces inondations causent également la submersion de plusieurs hectares de cultures, affectant gravement les moyens de subsistance des populations.

Malgré ces contraintes, le sous-préfet Hassan Barcham Mahamat reste optimiste. Il estime qu’avec l’amélioration de la situation et la réalisation d’infrastructures routières adéquates, la mobilité des populations et les échanges commerciaux seront davantage facilités. Les effets du changement climatique dont Daha est victime appellent, selon lui, à un accompagnement soutenu des populations.

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