L’association Sitara sur le terrain

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L’association Sitara sur le terrain
L’association Sitara sur le terrain

Africa-Press – Comores. L’association Sitara mène actuellement des campagnes de sensibilisation dans l’ensemble du pays afin d’atteindre et sensibiliser le maximum de personnes sur la maladie virale de l’hépatite.

En lutte contre l’Hépatite, une inflammation du foie qui peut causer une myriade de problèmes de santé et être mortelle, l’association Sitara a pris son bâton de pèlerin dans le cadre du projet de soutien aux organisations de la société civile mise en place par l’OMS. Sur le terrain, depuis le 17 juin dernier, l’association mène des campagnes de sensibilisation à Anjouan, Mohéli tout comme Ngazidja. L’objectif de ces campagnes est de sensibiliser et d’atteindre le maximum de personnes en vue de lutter contre cette maladie dangereuse. Le lundi 19 juin dernier, une formation a eu lieu à l’endroit des enseignants de l’université et instituts de formation professionnelle à l’université de Patsy. Cette initiative s’inscrit dans les ambitions de l’Organisation mondiale de la santé, celle de parvenir à zéro cas d’hépatite B (Vhb) et d’hépatite C (Vhc) d’ici 2030.

Au total, il existe cinq souches principales du virus de l’hépatite, dont le A, B, C, D et E. Bien qu’elles causent des maladies du foie, ces souches présentent des caractéristiques très différentes, notamment en ce qui concerne les modes de transmission, la gravité de la maladie, la répartition géographique et les méthodes de prévention. Selon l’OMS, en particulier, les types B et C entraînent des maladies chroniques chez des centaines de millions de personnes et, ensemble, sont la cause la plus fréquente de cirrhose du foie, de cancer et de décès liés à l’hépatite virale. On estime que 325 millions de personnes dans le monde vivent avec l’hépatite B et/ou C, et pour la plupart, le dépistage et le traitement restent hors de portée.

Après la sensibilisation, Sitara prévoit de dépister au moins 800 personnes et vacciner 60 personnes au niveau national. Cependant, la chargée de communication Maoulida Hadji n’a pas manqué de montrer son inquiétude. « Certains ignorent cette pathologie pourtant elle est dangereuse. Il faut se préserver et se faire dépister pour connaitre son statut. Cependant, le suivi fait défaut, puisque les médicaments sont chers. Nous demandons aux autorités compétentes d’agir pour y remédier et pour une meilleure prise en charge », a-t-elle souligné.

Pour mémoire, l’association a reçu, cette année 12.900.000 KMF de l’OMS, dans le cadre du soutien aux organisations de la société civile. Cette action rentre dans le cadre des priorités de l’OMS dont l’un des objectifs est de doter de ces entités des moyens et outils nécessaires au bon exercice de leur fonction. Rappelons que l’année dernière, l’association a sensibilisé 2304 étudiants et formé 57 enseignants. Environ 891 jeunes ont été dépistés et malheureusement 10 cas positifs de l’hépatite B ont été enregistrés.

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