Game over pour la directrice exécutive

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Game over pour la directrice exécutive
Game over pour la directrice exécutive

Africa-Press – Comores. La sanction est passée presque inaperçue vu le gène qu’elle suscite dans le milieu bancaire. La directrice générale de la Meck-Moroni déjà en délicatesse depuis l’éclatement du scandale financier de l’affaire Nazra, Laylat Saïd Hassane ne peut plus exercer dans le secteur bancaire comorien. La Banque Centrale lui aurait retiré l’agrément qui lui donnait le droit d’exercer aux Comores.

Selon une source digne de foi, la puissante directrice de la première institution financière décentralisée du pays n’a plus le droit d’exercer sur le territoire national. C’est lundi dernier que la décision de la Banque Centrale des Comores plus particulièrement le Conseil d’Administration (CA) lui aurait été signifiée, avec effet immédiat de la mettre hors-jeu définitivement dans le secteur bancaire comorien. Le couperet a donc fini par tomber, après avoir été écartée par le Conseil d’Administration de la Meck-Moroni qui a diligenté une enquête interne pour situer les responsabilités des uns et des autres, à la suite de l’affaire Nazra qui a tenu et continue de tenir en haleine le petit monde des affaires aux Comores. C’est au tour du gendarme bancaire de déclarer Mme Laylat Saïd Hassan persona non grata dans le secteur bancaire comorien. Une décision qui aura le mérite si elle est confirmée de satisfaire une partie de l’opinion publique qui trouve que dans cette affaire subsiste plusieurs zones d’ombres notamment le sentiment que des gros poissons sont parvenus à passer à travers les mailles du filet de la justice.

La Banque Centrale des Comores comme gendarme bancaire a la possibilité et les outils organiques pour sanctionner tous ceux qui enfreignent le bon fonctionnement des institutions bancaires. « La Banque Centrale peut prononcer plusieurs des sanctions disciplinaires visées au présent article ou, le cas échéant, à l’encontre de ses dirigeants, administrateurs, associés ou tout tiers ayant le pouvoir de gérer ou d’administrer » comme le stipule l’article 65 de la loi 13-003/AU du 12 juin 2013, relative à la loi bancaire. Et parmi ces sanctions « le retrait de l’agrément dans les conditions prévues à l’article 24 de la présente loi » comme énoncé à l’alinéa 8 de cette loi promulguée en 2013 par l’ancien président Ikililou Dhoinine.

Ce retrait d’agrément tombe sous l’article 24. « Le Conseil d’administration de la Banque Centrale peut prononcer le retrait de l’agrément » donne la latitude au conseil de sanctionner tout contrevenant. Et toujours l’article 24-C alinéa 2 de donner « Le retrait de l’agrément est constaté par la radiation du registre des institutions financières » plus de précision sur les sanctions encourues par toutes personnes physique ou morale à qui l’agrément a été retiré.

C’est donc un coup dur pour celle qui était arrivée à la tête de la Meck-Moroni il y’a presque une dizaine d’années elle avait réussi à se forger une réputation de dirigeante attachée à l’entreprenariat et surtout la promotion du genre. Mais elle se fait rattrapée par des affaires à répétition, dont la dernière celle dite affaire Nazra, finit par avoir raison de la ténacité et du réseau solide qui l’entourait. En principe le CA de la plus grande mutuelle des Comores devrait la démettre définitivement de ses fonctions. Reste à savoir si ce retrait d’agrément est assorti de poursuites judiciaires car jusqu’à maintenant les motivations de la BCC ne sont pas encore connues rendues publique. « La radiation est portée à la connaissance du public à la diligence de la Banque Centrale. Les frais qui en découlent sont à la charge de l’institution financière » comme le stipule toujours l’alinéa 2-c de l’article 24 de la loi 13-003/AU portant loi bancaire.

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