Le réseau d’engagement solidaire pour la paix (RESPIR) officialisé

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Le réseau d’engagement solidaire pour la paix (RESPIR) officialisé
Le réseau d’engagement solidaire pour la paix (RESPIR) officialisé

Africa-Press – Comores. Après sa création en mai dernier, le réseau d’engagement solidaire pour la paix et l’inclusion régionale (RESPIR) prend effet officiellement. Ce réseau répond au besoin d’améliorer les capacités en prévention et médiation des crises de la COI, avec des acteurs de la région, en s’appuyant sur des mécanismes de renforcement des capacités, de partage d’informations et de promotion du dialogue.

Devant la presse, mercredi 16 août dernier à Moroni, le point focal du Réseau d’engagement solidaire pour la paix et l’inclusion régionale (RESPIR) Akim Said Mshangama a lancé officiellement ce réseau, crée en mai dernier à Antananarivo. C’est à l’issue d’un atelier de trois jours organisé par la Commission de l’océan Indien en mai dernier que les acteurs de la société civile et de la défense des droits humains représentant l’Union des Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles ont convenu de créer ce réseau. Il s’agit de la première plateforme pour promouvoir la paix, le dialogue, la stabilité, la bonne gouvernance, des élections libres, transparentes, inclusives, le respect des droits Humains et l’inclusion de l’ensemble des composantes et des acteurs des sociétés respectives des États membres de la COI. « La création de ce réseau répond au besoin d’améliorer les capacités en prévention et médiation des crises de la COI, avec des acteurs de la région, en s’appuyant sur des mécanismes de renforcement des capacités, de partage d’informations et de promotion du dialogue » explique-t-il.

Selon lui, les membres s’engagent à respecter la culture, la spécificité, la souveraineté et l’intégrité de chaque pays membre, de porter et de véhiculer l’éthique, le professionnalisme, l’engagement et la solidarité dans une vision commune. Le réseau s’engage à effectuer des actions de prévention et médiation des crises, à l’amélioration des processus électoraux, au renforcement des institutions démocratiques. « Les organisations membres de RESPIR ayant participé à l’atelier ont également pu définir les grandes lignes de ses actions et engagements dans la prévention des conflits et la promotion de la paix dans l’océan Indien », souligne-t-il.

Il a cité entre autres la mise en place d’un système d’alerte précoce et de veille dans chaque pays, la mise en place d’un mécanisme d’échanges d’informations, de bonnes pratiques et d’actions dans les domaines visés par la Charte, la mise en place de structures de dialogue et de concertation (ateliers, séminaires) entre les OSC et les autres parties prenantes (État, Secteur privé, Syndicats, etc.) , le programme d’éducation civique et de formation aux droits humains, à la citoyenneté et à l’éthique, le développement d’outils médiatiques en collaboration avec des medias libres pour la promotion des actions menées par le réseau, le plaidoyer et lobbying auprès des autorités concernées pour instauration ou la mise en œuvre des instruments légaux et institutionnels, l’élaboration de documents informatifs de base et cartographie des acteurs concernés, la mise en œuvre d’ateliers ou de mécanismes de prévention, de médiation et de résolution de conflits et le monitoring et cellule de veille citoyenne des actions publiques conduites par les autorités compétentes dans les domaines visés par la Charte.

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