Le Sneuc entame une grève illimitée

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Le Sneuc entame une grève illimitée
Le Sneuc entame une grève illimitée

Africa-Press – Comores. Suite à une assemblée générale tenue ce jeudi 31 août, le Syndicat National des Enseignants de l’Université des Comores (SNEUC) a décidé d’entamer une grève illimitée à partir de ce jour. Il réclame trois mois d’arriérés de salaire et la question de la loi portant orientation et organisation de l’enseignement supérieur et de la recherche fait partie des revendications.

Le SNEUC a organisé une assemblée générale ce jeudi 31 août à l’Ifere. L’objectif de cette concertation entre les enseignants supérieur consistait à discuter sur les difficultés que rencontrent les enseignants ainsi que l’avenir des étudiants. Deux questions ont dominé la réunion dont les trois mois d’arriérés de salaire et la loi portant orientation et organisation de l’enseignement supérieur et de la recherche. Après des heures de discussion, le Sneuc a décidé d’entamer une grève illimitée jusqu’avoir gain de cause.

« Comme vous le voyez, nous étions dans une assemblée générale. On a eu à discuter sur pas mal de sujets. Des sujets bien sûr de notre université dont l’administration entre autres. Mais, les sujets qui ont dominé la réunion ce sont les arriérés de salaire et la question de la loi portant orientation et organisation de l’enseignement supérieur », explique Abdou Said Mouignidaho, le secrétaire général du Sneuc.

Et de poursuivre : « Après des heures de concertation, nous avons décidé d’entamer une grève illimitée. Nous bloquons tout ce qui est administration jusqu’à ce que nous recevions le salaire de ces trois mois d’arriérés. Donc, il n’y aura pas des résultats pour les examens des composantes qui ne sont pas encore délibérées. On ne remplira pas non plus les bulletins de note pour les étudiants sans oublier les difficultés de faire les pré-inscriptions ».

Concernant la loi portant orientation et organisation de l’enseignement supérieur et de la recherche, le chef syndicaliste montre que si leurs points retirés ne sont pas rajoutés, il n’y aura pas de rentrée universitaire. « Il est temps d’avoir un président de l’université digne de ce nom. Un président qui sera élu autour d’un scrutin. Il faut mettre en place une bonne administration, avoir les doyens des facultés pour redonner l’image de notre enseignement supérieur », avance-t-il. Ce dernier reste confiant que le président de la République ne va pas promulguer cette loi sans tenir compte de leurs recommandations supprimées dans le texte déjà voté.

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