Africa-Press – Comores. Comme prévu la conférence ministérielle sur l’économie bleue et l’action climatique en Afrique a débuté ce lundi 12 juin à Moroni. Pendant deux jours, les participants vont se pencher sur l’accélération de l’initiative de la grande Muraille Bleue et une table ronde sur les spécificités et les opportunités pour les Etats insulaires.
La conférence ministérielle sur l’économie bleue et l’action climatique en Afrique a débuté ce lundi 12 juin 2023 à Moroni. Des secrétaires généraux, des experts, des techniciens du domaine de l’économie bleue sont tous réunis au Palais du peuple pour réfléchir sur l’économie bleue et les spécificités des Petits Etats Insulaire en Développement (PEID). Dans un premier temps, ils vont se pencher sur l’accélération de l’initiative de la grande Muraille Bleue et ensuite animer une table ronde sur les spécificités et les opportunités pour les Etats insulaires. Ces trois jours de travail technique permettront de mettre en évidence, réaliser l’engagement des Etats insulaires africains dans la conduite d’une gouvernance pour l’économie bleue et la résilience des océans et du climat.
Dans son allocution le ministre des affaires étrangères, président du conseil exécutif à la présidence de l’Union Africaine Dhoihir Dhoulkamal a montré que la thématique de cette conférence s’inscrit dans les priorités dégagées par le président Azali Asssoumani sur sa feuille de route annoncée, lors de son investiture à la tête de l’organisation panafricaine. « Nous ne pouvons, alors que nous réjouir de la tenue de cette rencontre de niveau ministériel, qui traduit la pertinence du sujet abordé, l’économie bleue, définie dans l’agenda 2063 de l’UA, comme étant « la nouvelle frontière de l’Afrique » par ses multiples potentialités, au bénéfice du développement économique intégré de notre continent. Permettez-moi de saluer nos éminents intervenants de ce matin, pour la qualité de leurs exposés et la richesse de leurs contributions qui nous ouvrent la voie, cet après-midi, à la table ronde consacrée aux spécificités des Etats insulaires africains dans notre vision d’une Afrique intégrée, espoir des générations futures », déclare-t-il.
« Au regard de toute l’étendue de l’espace maritime de nos Etats insulaires et des enjeux géostratégiques liés aux mers et aux océans, une prise en compte conséquente de leurs spécificités, doit être considérée comme une richesse, une plus-value sur le chemin nous conduisant à la réalisation effective de l’agenda 2063 de notre organisation panafricaine. Les Etats insulaires africains nous ouvrent de nouveaux horizons et des nouvelles perspectives d’avenir et de développement, saisissons les opportunités qu’ils nous offrent, pour une Afrique solidaire de paix et de prospérité », a-t-il souligné.
De son côté, le secrétaire général de la COI trouve que cette conférence est très opportune, parce que ce sont des questions qui préoccupent tout le monde, surtout les pays insulaires et il reste maintenant de bien poser les questions sur la résilience. « Je crois que c’est le bon moment particulièrement pour les îles africaines d’avoir cette espace pour dire ce qu’elles veulent exactement et de trouver les moyens de financement », avance Vêlayoudom Marimoutou, le secrétaire général de la COI. Et d’ajouter : « C’est une sacrée opportunité qu’un pays membre de l’océan Indien préside l’UA. C’est vraiment le moment pour changer les choses et surtout pour planter les petites graines qui font que demain le point de vue des Etats insulaires soit reconnue au meilleur niveau de l’UA ».
Jean-Paul Adam directeur technologie, climat et ressources naturelles au sein CEA trouve à son tour que l’agenda proposé pour cette présidence est vraiment ciblé sur le développement durable, notamment l’économie bleue qui est une priorité pour les pays insulaires et aussi pour les pays africains. « Les frontières de l’Afrique ne s’arrêtent pas à la plage, il faut vraiment qu’on ait les moyens d’investir dans ces ressources qui sont une chance pour l’Afrique et comme a été expliqué aussi pour l’Union des Comores, l’économie bleue c’est la pierre angulaire du plan de développement pour le pays et il faut mobiliser les ressources à l’échelle continentale et à l’échelle nationale. », avance-t-il. Et d’enchainer : « Alors, il y a plusieurs initiatives dans cette conférence que nous allons développer d’avantage notamment les méthodes de financement pour que nous puissions réussir ce challenge d’investissement dans l’économie bleue. La grande muraille c’est un mécanisme qui prévoit la résilience climatique, d’investir dans des secteurs que nous connaissons déjà tels que la pêche. Mais, aussi d’une manière qui permet la création d’emploi.
Selon lui, les Comores ont insisté avec raison que cette question de l’économie bleue doit être de premier ordre sur l’agenda de l’UA. « Le fait d’organiser cet évènement régional aux Comores, c’est tout d’abord parce que c’est le pays qui préside l’UA. On doit faire un travail technique pour avoir cette déclaration de Moroni qui va servir de feuille de route pour l’UA de mise en œuvre de cette stratégie sur l’économie bleue », conclut-il.
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