Africa-Press – Comores. Comme tous les ans, à chaque journée du donneur de sang, l’hôpital El-Maarouf ouvre ses portes pour les volontaires. Cette année, la journée internationale organisée par l’Oms en partenariat avec l’unité de transfusion sanguine du CHN El-Maarouf a permis de collecter 49 poches de sang.
Aux Comores comme partout ailleurs les besoins pour soigner des malades nécessitent des fois du sang. Ce don est un acte volontaire et surtout anonyme. À cet effet, chaque 14 juin, le laboratoire d’El-Maarouf ouvre ses portes à ces personnes aux âmes charitables qui veulent contribuer à la survie des autres. Le responsable de l’unité transfusion sanguine au CHN El-Maarouf Djamaldine Mohamed a salué l’engagement des volontaires qui ont participé avec engouement à cet acte de générosité. « Cette opération nous a permis de collecter 49 poches. Aucune poche n’a été infectée. Seulement deux des poches avaient un volume insuffisant », a-t-il avancé.
Le slogan utilisé cette année était « sang, plasma : partageons la vie, donnons souvent! ». Ce slogan souligne le rôle que chaque personne peut jouer en faisant le don précieux de sang ou de plasma pour créer un stock sûr et durable en sang et en produits sanguins qui puisse être toujours disponible pour tous les patients qui en ont besoin. Pour mémoire, d’après ce chef de service, la quantité de stockage habituelle est de 70 à 80 poches. « Avec ces 70 poches, on peut disposer de tous les groupes. Mais le problème repose sur les fausses compensations. C’est à dire que l’on peut transfuser du sang O+ et que la famille vient avec du O-. Ce qui fait qu’il arrive qu’on ait un groupe en plus grande quantité que les autres », précise-t-il.
Selon l’OMS, les statistiques montrent que la Région Africaine doit faire plus pour élargir l’accès à du sang et à des produits sanguins sûrs. « Nous devons relever les défis persistants afin d’assurer un accès durable à du sang et à des produits sanguins sûrs et de qualité garantie pour les patients dans le besoin. Grâce à nos efforts de collaboration, nous devons mobiliser un financement suffisant et durable et augmenter les taux de don de sang. Nous devons également renforcer la capacité des pays à séparer le sang donné en ses composants tels que les concentrés de globules rouges, les concentrés de plaquettes, le plasma frais congelé et le cryoprécipité, et mettre un terme aux pratiques cliniques de transfusion qui ne répondent pas aux normes », avait lancé la directrice régionale de l’Oms Dre Moeti Matshidiso lors de la journée internationale du don de sang.
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