Grève à l’Université Marien Ngouabi Malgré Négociations

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Grève à l'Université Marien Ngouabi Malgré Négociations
Grève à l'Université Marien Ngouabi Malgré Négociations

Africa-Press – Congo Brazzaville. La ministre de l’Enseignement supérieur, Édith Delphine Emmanuel, a révélé, le 19 janvier à Brazzaville que la rencontre avec les membres de l’intersyndicale de l’Université Marien Ngouabi (UMNG) visait à trouver des solutions concrètes en vue de la reprise des cours. Toutefois, les syndicats ont posé un certain nombre de conditions jugées indispensables avant toute suspension de la grève illimitée, déclenchée le 17 novembre 2025.

« En tant que gouvernement, des initiatives ont été prises et nous espérons qu’après consultation de leur base, les syndicats reviendront avec des propositions. Mais il semblerait, sous réserve de ce qu’eux-mêmes diront, qu’ils ne soient pas encore disposés, malgré les efforts consentis par le gouvernement, à lever la grève. Dans toute négociation, les deux parties doivent faire des concessions », a souligné le professeur Édith Delphine Emmanuel Adouki à l’issue des échanges.

Réaffirmant la volonté du gouvernement de résoudre définitivement ce conflit social, Édith Delphine Emmanuel Adouki a également appelé les partenaires sociaux à faire preuve de responsabilité afin de préserver l’avenir académique des étudiants.

Malgré plusieurs séances de discussion, aucun consensus n’a été trouvé à ce stade. Les représentants syndicaux conditionnent la levée du mouvement de grève au paiement d’au moins un mois de salaire avant la fin du mois en cours. Une revendication jugée prioritaire par l’intersyndicale, qui dénonce la précarité persistante des enseignants et du personnel universitaire.

« Pour lever la grève, il faut que le gouvernement nous paie, d’ici la fin de ce mois, un mois de salaire que ce soit novembre 2025, décembre 2025 ou janvier. Nous n’acceptons pas des démarches dictatoriales. Une fois ce paiement effectué, nous pourrons nous retrouver avec le gouvernement pour signer un protocole d’accord ou un relevé de conclusions afin de déterminer la suite du calendrier de paiement », a déclaré Jean Didier Mbélé, président de l’intersyndicale de l’UMNG.

Il a par ailleurs épinglé les raison de cette condition « bien que le gouvernement ait procédé au paiement de trois mois de salaire pendant la période de grève, mais il y a des écarts subsistent. A la fin du mois de janvier, nous en serons à cinq mois d’arriérés de salaire, comme au moment où nous avons déclenché la grève», a-t-il précisé.

Il a également reconnu les efforts du gouvernement concernant le paiement des heures de cours dues aux enseignants vacataires, tout en estimant que ces mesures restent insuffisantes.

Sur le terrain, les conséquences de la grève sont lourdes. Les inscriptions des nouveaux bacheliers sont paralysées, les examens suspendus et l’année universitaire sérieusement compromise.

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