Africa-Press – Congo Brazzaville. L’association « Bantou culture » en partenariat avec la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a initiée le 25 février à Brazzaville, une rencontre juvénile dont l’objectif principal a été d’édifier les jeunes à la responsabilité citoyenne notamment au respect du droit de vote en marge de l’élection présidentielle prévu le 15 mars prochain.
En marge des échéances électorales, l’association « Bantou culture » en partenariat avec la Commission nationale des droits de l’homme, a sensibilisée un échantillon de 60 jeunes venus de différents quartiers de Brazzaville sur la responsabilité citoyenne et la sauvegarde des valeurs culturelles.
« Nous avons constaté qu’il y a un bon nombre de jeunes qui ne s’intéressent pas au vote. Et en marge des élections, on a bien voulu sensibiliser et édifier ces derniers pour que le jour J, nous puissions constater une participation massive des jeunes dans les bureaux de votes », a indiqué Cherel Otsamingui président de l’association « Bantou culture » lors de cette rencontre.
Dans la même perspective, le professeur Godefroy Moyen sollicité par la dite association pour le compte de la commission nationale des droits de l’homme a laissé entendre que l’objectif, c’est toujours de participer à cette pédagogie et faire en sorte que les populations congolaises, quelle que soit leur catégorie d’âge, comprennent la nécessité de voter. « Parce que voter est d’abord un droit, consigné en tant que tel dans les textes à la fois internationaux et nationaux », a-t-il dit.
« Nous ne visons pas un objectif autre que de faire en sorte que les gens comprennent que par leur vote, ils peuvent modifier le cours de l’histoire », a renchéri Cherel Otsamingui.
Par ailleurs, la question de la sauvegarde des valeurs culturelles a également été abordé lors de cette rencontre éclairant ainsi la lanterne des jeunes sur l’importance de garder les racines.
« Aujourd’hui, on constate qu’à la faveur de la modernité, de la mondialisation, nos jeunes ont tendance à abandonner nos valeurs culturelles au profit des valeurs des autres. Et donc je leur ai demandé de prendre ce qui est bien, prendre le positif et rejeter le mal, ne pas prendre tout en bloc, parce que tout n’est pas bon », a témoigné Stanislas Okana enseignant chercheur à l’université Marien-Ngouabi.
« Si nous ne respectons pas, si nous, les adultes, les parents d’élèves, les pouvoirs publics, on ne met pas en place les leviers pour sauver cette identité-là, dans 5 ans, 10 ans, culturellement, nous allons disparaître », a-t-il ajouté.
L’association Bantou culture œuvre pour la promotion des valeurs culturelles des peuples bantous mais aussi sensibilise la jeunesse congolaise à la responsabilité citoyenne.





