Célébration : la littérature congolaise fête son 70e anniversaire

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Célébration : la littérature congolaise fête son 70e anniversaire
Célébration : la littérature congolaise fête son 70e anniversaire

Africa-Press – Congo Brazzaville. Les Editions+ ont organisé, le 18 novembre, à l’Institut français du Congo de Pointe-Noire, en partenariat avec le Centre de la République du Congo de l’Institut international du théâtre (IIT), les festivités liées à la célébration du 70e anniversaire de la littérature congolaise.

Depuis la parution en 1953 du roman « Cœur d’Aryenne » de Jean Malonga, première œuvre littéraire congolaise publiée, le parcours de la littérature congolaise est jalonné de diverses distinctions glanées par des écrivains, donnant ainsi au pays la réputation justifiée de grande nation de la littérature et des hommes de lettres. Une reconnaissance confortée par des écrivains de renom comme Tchicaya U’tam’Si, Guy Menga, Jean-Baptiste Tati Loutard, Sony Labou Tansi, Sylvain Bemba, Henri Lopes, Alain Mabanckou…

Yvon Wilfrid Lewa-Let, président du Centre Congo Brazzaville de l’IIT, l’a rappelé dans son mot de bienvenue avant de louer la collaboration fructueuse avec les Editions+ que dirige l’écrivain Maha Lee Cassy. Cette maison d’édition est au coeur de l’organisation de l’activité avec l’IIT. Créées il y a dix ans, les Editions+ sont au service des écrivains en publiant leurs œuvres et en initiant certaines activités littéraires comme La saison des lettres congolaises, un festival du livre dont la première partie de la quatrième édition a eu lieu le 18 novembre à Pointe-Noire.

Décédé à 86 ans, le 2 novembre à Suresnes en France, Henri Lopes, homme de lettres, a reçu un hommage des écrivains et poètes ponctué par la présentation d’un extrait d’une de ses œuvres par la compagnie théâtrale Autopsie. La table ronde qui a réuni les écrivains Ulrich de Dieu, Octave Mouandza, Yvon Wilfrid Lewa-Let, sous la modération de Chardin Alphonse N’kala, sur le thème “Nouvelle(s) générations d’auteurs congolais : diversité et lien social”, a permis de scruter la littérature congolaise actuelle. Sa place, ses caractéristiques, son avenir, son apport dans l’univers social…, autant des questions et thématiques abordées par les panelistes lors de la table ronde.

Au terme des échanges et débats, il a été retenu que la littérature congolaise moderne a de beaux jours devant elle, eu égard aux lauriers qu’elle récolte d’année en année. La jeune génération a su saisir le témoin transmis par les anciens; cependant elle doit travailler davantage pour porter toujours haut l’étendard national. C’est une littérature prolifique et variée, ont reconnu les panelistes.

Le café littéraire animé par Maha Lee Cassy autour des œuvres littéraires d’Ulrich de Dieu, Octave Mouandza et du poète Gaetan Ngoua a également édifié le public sur la vitalité des lettres congolaises. La représentation théâtrale en soirée de la pièce « L’aigle et la colombe », par la compagnie de conte Africa Graffitis, a été le clou des festivités. Cette pièce de théâtre publiée à titre posthume par les Editions + est l’unique œuvre théâtrale de Jean Malonga, le père de la littérature congolaise. Né en 1905 et décédé en 1985, Jean Malonga est considéré comme le doyen des écrivains congolais. Les romans « Cœur d’Aryenne » en 1953 et « La légende de Mfumu Ma Mazono » en 1954 sont ses principales œuvres.

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