Cinéma : ‘‘Les trois lascars’’ de Boubacar Diallo dépeignent l’Afrique avec humour

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Cinéma : ‘‘Les trois lascars’’ de Boubacar Diallo dépeignent l’Afrique avec humour
Cinéma : ‘‘Les trois lascars’’ de Boubacar Diallo dépeignent l’Afrique avec humour

Africa-Press – Congo Brazzaville. Le long-métrage de fiction de quatre-vingt-dix minutes, du réalisateur burkinabé Boubacar Diallo, traite des questions d’infidélité, une satire et un portrait de la société africaine. Le film dépeint nos us avec humour.

Le film recherche les petits liens traditionnels pour montrer comment dénouer les crises par l’humour, qui nous sommes surtout dans ces moments très agités, très préoccupants des fêtes de fin d’année et de crise sanitaire due à la covid-19. « Nous avons essayé de picorer dans la société pour prendre des cas pratiques différents pour que chacun puisse se retrouver et donner son avis. C’est le genre de film dont on ne sort pas sans donner son avis, on sait qu’à Ouagadougou le débat a déjà eu lieu et va se construire dans les différents pays », explique Boubacar Diallo, le réalisateur du film.

Ce film aborde le thème de ‘’ tchiza ‘’ qui signifie en français “maîtresse”, nœud de ce long-métrage. Les trois lascars mettent à nu les diverses situations dans lesquelles se trouvent les hommes friands de tchiza, ce que ces hommes, épouse, maîtresse vivent et subissent dans leurs relations. Les trois lascars réunissent des ingrédients d’un film à succès pour une histoire qui se veut populaire, un sujet de société autour du ‘’ deuxième bureau ‘’ traité avec beaucoup d’humour. Ils sont interprétés par Issaka Sawadogo, Dieudonné Yoda et Mahoula kane, au côté des maîtresses représentées par Irène Minoungou, Eve Guehi, zena Alisar Khalil et des épouses comme Mouna Ndiaye, Kadhy Touré, Mariam Aïda Niatta. « C’est une comédie vivante car nombreux sont des couples qui sont identifiés par cette histoire, chacun y retrouvera son compte. Mariés, épouses, maîtresses, j’ai écrit cette histoire pour peindre la société africaine », poursuit Boubacar Diallo.

Le film est l’histoire de trois amis: Idriss, Momo et Willy entretenant des relations extraconjugales et organisant une virée hors de Ouagadougou. Une mission bidon à Abidjan est leur alibi commun. A peine arrivés, leur euphorie échoue lorsqu’ils apprennent que l’avion qu’ils sont censés prendre s’est craché. Leurs épouses s’effondrent et commencent le processus de deuil. Mais très vite, elles commencent à douter et à enquêter habilement tandis que les disparus s’interrogent comment revenir à la vie lorsqu’on est supposé être mort? Chacun a sa réponse et voit l’avenir de façon différente, les masques tombent et certains secrets sont révélés. Une véritable inquiétude finit par gagner et éloigner leurs maîtresses qui les abandonnent à leur sort. « Il n’y a pas un sujet tabou, on peut rire de tout, ce film essaie de traduire la société africaine telle qu’elle est, et montre comment elle évolue, parce qu’elle n’est pas statique, c’est un peu ces différentes couleurs qu’on essaie de porter à l’écran », précise le réalisateur.

Boubacar Diallo est auteur de plusieurs fictions et documentaires, entre autres, “Traque à Ouagadougou” ; “Dossier brûlant” ; “Mogo-puissant” ; “Code phénix” ; “L’or des youga” ; “Série noire à koulbi” ; “Cœur de lion” et “Le bonnet de Modibo”.

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