Crédits-carbone forestier : le Congo entend consolider son marché

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Crédits-carbone forestier : le Congo entend consolider son marché
Crédits-carbone forestier : le Congo entend consolider son marché

Africa-Press – Congo Brazzaville. Les travaux du segment technique de la session inaugurale de la « Task force carbone forestier », tenus du 27 au 28 février, à Brazzaville, ont été consacrés au potentiel du marché national et à son orientation commerciale. Les experts ont examiné et analysé des types de projets selon l’approche du marché volontaire et le marché régulier.

La task force va renforcer la dynamique que le Congo a engagée depuis 2005 avec la préparation de la Redd+ et l’adhésion du pays au processus Redd+ en 2008. C’est depuis 2013 que le Congo a positionné son premier projet carbone et a été certifié dans le cadre du marché carbone au cours de la même année. Le travail de sensibilisation doit se faire, a insisté le directeur de cabinet de la ministre de l’Économie forestière, Pierre Taty, invitant les membres de la task force à rendre compte des avancées à leur hiérarchie.

Les échanges ont permis de poser le problème de prix de vente du crédit-carbone autrefois vendu à 2 dollars. L’atelier vient pour booster le processus avec la task force qui devient opérationnelle, a expliqué l’expert Georges Claver Boundzanga. Toutes les décisions de validation d’acceptation des projets carbone passeront par cette task force. Les recommandations vont dans le sens de remettre le pays dans la dynamique du positionnement des projets sur les marchés-carbone en lien avec l’article 6 de l’accord de Paris.

Dans le cadre du protocole de Kyoto de 2005, deux types de marchés sont institués: le marché régulier qui ne prend en compte que les pays industrialisés et le marché volontaire qui admet les pays en développement, donc le Congo. Ce dernier est désorganisé, estime l’expert, chaque acheteur propose son prix, chaque certificateur présente son approche méthodologique.

« Pendant le sommet des trois bassins forestiers tropicaux, le Congo avait proposé l’idée d’avoir un marché carbone souverain. Mais malheureusement la proposition n’est pas passée. En dehors de ces deux marchés-carbone, le marché volontaire et le marché régulier qui vont s’éteindre avec les deux marchés que l’accord de Paris met en place, notamment le marché de l’article 6. 4, le marché de l’article 6.2 de l’accord de Paris », a-t- il indiqué.

Le pays devrait s’organiser à pouvoir maîtriser les mécanismes sur ces deux marchés, d’où la recommandation concernant le renforcement des capacités des cadres nationaux pour qu’ils soient en mesure de positionner le Congo tant sur le développement des projets que sur la vente du carbone. Il faut savoir que les crédits-carbone constituent aujourd’hui une niche financière importante sur laquelle mise le gouvernement congolais.

Retenons que le marché représente un mécanisme de lutte contre le changement climatique qui permet aux entreprises, aux gouvernements et aux particuliers d’acheter des crédits-carbone pour compenser volontairement leurs émissions de gaz à effet de serre. Les crédits-carbone sont générés par des projets qui réduisent ou suppriment les émissions, à l’exemple du projet de production du charbon de bois durable et de stockage du carbone de la société Acacia batéké carbone et de celui de Bacasi de TotalEnergies.

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