L’Afrique progresse vers la conquête de l’espace

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L’Afrique progresse vers la conquête de l’espace
L’Afrique progresse vers la conquête de l’espace

Africa-Press – Congo Brazzaville. Medef International invite cette semaine les pays africains à participer au séminaire spatial africain et au lancement de la task force NewSpace.

Le démarrage de l’Agence spatiale africaine n’est pas sans évoquer le long processus qui précède le tir d’une fusée puis le lancement d’un satellite. Ainsi, les statuts de l’AfSA ont été adoptés lors de la 30e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, qui s’est tenue le 28 janvier 2018 à Addis-Abeba.

Coopération

Le Conseil spatial africain regroupe dix membres issus de cinq grandes régions africaines et agit en tant qu’organe de gouvernance. Il est chargé de superviser, coordonner et conseiller sur les activités spatiales à l’échelle continentale, en collaboration avec l’agence et d’autres parties prenantes. L’inauguration, en avril prochain, de l’Agence spatiale africaine, basée au Caire, marquera un tournant majeur pour l’Afrique dans son exploration spatiale. Aussi, selon le Dr Tidiane Ouattara, président du Conseil spatial africain, le premier séminaire spatial africain en France, cette semaine à Paris, organisé par Medef International, en collaboration avec l’Union africaine, marque une nouvelle étape dans la coopération internationale en matière de développement spatial entre la France et l’Afrique.

La plénière d’ouverture a été également l’occasion d’officialiser le lancement de la task force NewSpace, de Medef International, destinée à renforcer les synergies entre les entreprises du secteur spatial. Elle sera coprésidée par Charles Beigbeder (fondateur du fonds Expansion Audacia) et Denis Mercier (directeur général adjoint de Fives).

Des applications spatiales en réponse aux défis du continent

Aujourd’hui, si 22 pays africains disposent de programmes spatiaux, d’autres, comme le Maroc, l’Algérie, l’Égypte, le Nigeria, le Kenya et le Zimbabwe, sont déjà des acteurs plus anciens. Cela leur donne vocation à promouvoir, conseiller et coordonner le développement et l’utilisation des sciences et techniques spatiales en Afrique et de renforcer la coopération intra-africaine et internationale.

Les bénéfices attendus dans l’usage des technologies spatiales portent notamment sur l’amélioration des télécommunications numériques, particulièrement dans les zones rurales et marginalisées, la sécurité alimentaire grâce au suivi agricole par satellite, la prévention des catastrophes naturelles grâce aux données en temps réel des conditions météorologiques.

Ce séminaire spatial comporte plusieurs réunions délocalisées. Certaines ont lieu à Sciences Po Paris, dont l’Afrique attend les compétences pour créer des modèles de marché gagnant-gagnant avec les autorités spatiales. Des visites sont également prévues à Toulouse chez Airbus, Thales et au Cnes « Nous notons lors de ces réunions une volonté politique très importante des autorités françaises et africaines de développer des offres spatiales en coconstruction et en cocréation », se félicité le Dr Tidiane Ouattara.

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