Violences faites aux femmes : lancement de la campagne de vulgarisation de la loi Mouébara

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Violences faites aux femmes : lancement de la campagne de vulgarisation de la loi Mouébara
Violences faites aux femmes : lancement de la campagne de vulgarisation de la loi Mouébara

Africa-Press – Congo Brazzaville. En séjour de travail à Oyo, dans le département de la Cuvette, la ministre de la Promotion de la femme et de l’Intégration de la femme au développement, Inès Nefer Bertille Ingani, vient de lancer la campagne de vulgarisation de la loi portant

lutte contre toutes les formes de violences à l’égard des femmes et des filles, encore appelée la loi Mouébara.

Lancée officiellement à Oyo, la campagne nationale s’est poursuivie dans les quartiers, notamment à l’hôpital général Edith-Lucie-Bongo-Ondimba, au lycée d’excellence de la localité ainsi que dans le marché où personnel soignant, élèves, enseignants et vendeuses se sont faits une idée des innovations apportées dans cette loi. Accompagnée des élus locaux de la commune d’Oyo, Inès Nefer Bertille Ingani s’est, par la suite, rendue à Edou et Abo pour vulgariser la loi Mouébara.

Adoptée par les deux chambres du Parlement lors de leur dernière session, la loi Mouébara a été promulguée le 4 mai dernier par le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso. La ministre de la Promotion de la femme et de l’Intégration de la femme au développement a félicité le président de la République pour avoir concrétisé en deux mois seulement son engagement pris lors de la Conférence des chefs d’Etat de l’Union africaine, tenue à Kinshasa en novembre 2021 sur la masculinité positive, en dotant le Congo d’une loi spécifique portant lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles.

Cette loi comporte plusieurs innovations surtout concernant l’allongement des délais de prescription passant du simple à une infraction, puni de peine et d’emprisonnement et/ou d’amende. Il s’agit aussi des délais de prescription pour les infractions commises sur mineure qui a la possibilité de recourir dès qu’elle atteint l’âge de la maturité. Inès Nefer Bertille Ingani a également justifié la dénomination de cette loi en ces termes : « Emilienne Mouébara, dont la loi porte son nom, est une femme qui avait bien vu les valeurs… Même si elle n’avait pas été victime de violences, cette maman aussi voyante que dynamique revêtue de force et de sagesse a impacté notre nation à travers ses entrailles qui ont donné un fils qu’elle a élevé, éduqué, encadré jusqu’à en faire un chef de l’Etat », a-t-elle rappelé devant les autorités locales, parlementaires et élèves de la Cuvette, sollicitant l’implication de tous.

Assurer le relais

Le préfet du département de la Cuvette, Jean-Christophe Tchikaya, de son côté, a salué le leadership de l’initiatrice de la loi Mouébara. « Votre engagement aux côtés du président de la République en faveur des droits, de l’émancipation et de la prise en charge institutionnelle des femmes témoigne davantage votre volonté de vous affirmer chaque jour par un leadership national. Les femmes de la Cuvette à l’unisson reconnaissent et soutiennent votre combat », a-t-il déclaré.

Ayant pris connaissance de la loi Mouébara, les femmes et filles d’Oyo ont demandé au gouvernement de l’appliquer afin de soulager les orphelins et les veuves. Faisant partie de cette campagne de sensibilisation et de vulgarisation, les députés de Ngoko, Blaise Ambeto, et d’Oyo 1, Justin Yoka, ont pris l’engagement d’en assurer le relais lors de leurs descentes parlementaires. « Nous, parlementaires, sommes chargés de répartir dans nos circonscriptions respectives pour déployer ce train Mouébara. Il s’agira de vulgariser pour atteindre au plus profond du pays la population cible, à savoir les femmes et les filles », a promis Blaise Ambeto.

Déployée sur le concept « Train Mouébara », la campagne de vulgarisation de la loi portant lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles se poursuivra dans les autres départements du pays, a annoncé Inès Nefer Bertille Ingani.

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