Vie des partis : le CAP rappelle la nécessité d’un dialogue national inclusif

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Vie des partis : le CAP rappelle la nécessité d’un dialogue national inclusif
Vie des partis : le CAP rappelle la nécessité d’un dialogue national inclusif

Africa-Press – Congo Brazzaville. Lors d’une conférence de presse qu’il a animée le 5 février à Diata, un quartier de Brazzaville Sud, le président fondateur du Congrès africain pour le progrès (CAP), Jean Itadi, est revenu sur l’intérêt de convoquer un dialogue national inclusif, un rendez-vous que cette formation politique d’opposition estime capital pour laver le linge sale en famille et apaiser le climat politique.

Face aux médias, Jean Itadi a signifié que le Congo traverse, depuis quelques années, une « crise multidimensionnelle » qui ne lui permet pas d’avancer politiquement à un rythme souhaité. Le président du CAP estime qu’il est important de convoquer un dialogue national inclusif qui permettrait aux Congolais d’examiner ensemble les stratégies à mettre en exergue pour « relancer la marche du pays sur de bonnes bases ».

« La réconciliation au Congo s’impose et ceux qui tirent profit de la situation actuelle du pays ont intérêt dès maintenant à s’y engager. Les priorités politiques au Congo aujourd’hui sont le dialogue, la réparation et la réconciliation. C’est seulement un Congo rassemblé qui peut sortir de sa position de trou noir de la démocratie, de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance », a indiqué Jean Itadi dans un discours fleuve de vingt-deux pages.

A la question de savoir pourquoi le CAP insiste sur la tenue du dialogue, son fondateur, ancien ministre sous les présidents Sassou et Lissouba, justifie que pour lui le Congo ne « marche pas sur tous les plans ».

Comme tout opposant au pouvoir, il a jeté l’opprobre sur le gouvernement, dénonçant des problèmes « de gouvernance électorale et politique, de gestion économique et des affaires publiques ».

Le CAP, qui a souligné que 52% de Congolais vivent sous une extrême pauvreté, fustige notamment les problèmes liés à la vie chère, au manque de voies de communication et de structures sanitaires fiables, d’emploi ainsi que d’autres biens vitaux auxquels aspirent les Congolais.

Il s’est insurgé surtout contre « l’enrichissement illicite » dans le pays, dû aux antivaleurs qui prennent de plus en plus de « proportions inquiétantes » dans l’administration publique. Pour le CAP, seul le dialogue inclusif permettra de résoudre tous ces problèmes.

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