CDM Qatar : la Fifa pourrait rejeter le recours du Bénin contre la RDC

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CDM Qatar : la Fifa pourrait rejeter le recours du Bénin contre la RDC
CDM Qatar : la Fifa pourrait rejeter le recours du Bénin contre la RDC

Africa-Press – Congo Brazzaville. Suite à quatre temps de remplacements effectués par le sélectionneur Hector Cuper lors du match de la dernière journée du groupe J des qualificatifs pour la Coupe du monde (CDM) Qatar 2021, le Bénin a introduit une requête auprès de la Fédération internationale de football association (Fifa), dans l’espoir de remporter le match par forfait…

Les Léopards de la République démocratique du Congo (RDC) ont dévoré les Ecureuils du Bénin, le 14 novembre, au stade des Martyrs de Kinshasa, en dernière journée du groupe J du premier tour préliminaire des qualificatifs de la Coupe du monde Qatar 2022. Mbokani sur penalty à la 10e mn a inscrit le premier but, avant la tête rageuse de Ben Malango à la 75e mn sur un centre de Mukoko Amale. Cette victoire permet à la RDC de finir première du groupe avec onze points et composter son ticket pour le dernier tour des éliminatoires. Mais les Léopards ne semblent pas encore digéré ce « mets d’écureuils ».

En effet, l’on apprend que le Bénin, apparemment influencé par certains médias français, a introduit un recours auprès de la Fifa pour irrégularité constatée dans les changements opérés par le sélectionneur Hector Cuper de la RDC. Selon la saisine de la Fédération béninoise de football, le sélectionneur argentin des Léopards a enfreint les règles Fifa liées aux remplacements dans un match.

A cause de la pandémie de covid-19, chaque équipe dispose de cinq changements à effectuer en trois temps, afin de limiter les arrêts de jeu. Mais au cours de cette rencontre, il y a eu quatre changements effectués en seconde période, mais en quatre temps, notamment les entrées d’Edo Kayembe à la 63e mn à la place de Moutoussamy, de Bakambu à la 77e mn remplaçant Yannick Bolasie, blessé, de Jackson Muleka à la 84e mn à la place de Mbokani et de Joël Ngandu Kayamba à la 90e mn à la place de Ben Malango sorti sur civière. A la mi-temps, Neeskens Kebano remplaçait déjà Gaël Kakuta. La partie béninoise a donc saisi la Fifa, le 15 novembre, pour violation de cette loi sur les remplacements des joueurs. La Fédération congolaise de football association (Fécofa), à travers une communication, a indiqué: « La partie béninoise n’a formulé aucune réserve. Règlementairement, celle-ci devait s’opérer deux heures après le coup de sifflet final de l’arbitre et être confirmée dans le 24 heures… Même si le Bénin, dans le cas d’espèce, avait formulé des réserves, nous rentrons dans les lois du Jeu. Quand une rencontre se déroule, l’autorité, c’est-à-dire l’arbitre de réserve, a la responsabilité du contrôle des procédures des remplacements. Cela signifie que, quand l’entraîneur propose et que le 4e arbitre approuve, je ne vois pas en quoi cela peut engager la responsabilité de l’entraîneur et, à partir de là, de la sélection. A ce stade, je peux affirmer, sans ombrage, que le résultat acquis sur terrain est irrévocable et aucune procédure de la sélection béninoise ne pourra prospérer sur le sujet », a rassuré Belge Situatala, secrétaire général de la Fécofa.

Notons-le, la RDC a bien enfreint la règle en utilisant quatre opportunités de changement, en plus du remplacement de la mi-temps qui ne peut être comptabilisé. Cependant, les sanctions en cette matière ne sont pas définies, en tout cas pas à l’encontre de l’équipe fautive. Selon Charles Mbuya, journaliste des Sports à Canal Plus, « cet amendement temporaire à la loi 3 sur les joueurs a été mis en place il y a un an en période covid et sur recommandation de l’IFAB, elle a été prolongée au moins jusque fin 2022. La plupart des Ligues ont précisé son applicabilité dans leurs championnats… La Premier League ne l’utilise pas, alors qu’en Ligue 1, par exemple, la LFP prévoit un changement supplémentaire dans le cadre du « protocole Commotion ». C’est donc une recommandation de l’IFAB que chaque Ligue est appelée à adopter ou pas, et à en préciser les modalités, et le cas échéant, à prévoir des sanctions en cas de non respect ». Or, il n’y a aucune sanction prévue pour cette mesure de cinq changements en trois temps en cas de violation.

En plus, il y a un cas de jurisprudence. Lors d’un match des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations, le 11 novembre 2020 entre la Libye et la Guinée équatoriale, le Nzalang Nacional avait procédé à quatre temps de remplacements et s’était imposé au Caire devant les Libyens (3-2). Le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football avait rejeté le recours déposé par la Libye, ne considérant pas cela comme une faute technique, et jugeant que le changement supplémentaire à la 95e mn de la partie n’avait pas influé sur le résultat. Seuls, les officiels avaient été réprimandés. La RDC ne risque donc aucune disqualification, et même, ce match ne devrait donc pas être rejoué, car le soubassement règlementaire ne le prévoit pas. La seule fois que la Fifa a fait rejouer un match, c’était la rencontre entre le Sénégal et l’Afrique du Sud, car il y avait eu des preuves avérées de corruption de l’arbitre ghanéen, Joseph Lamptey, qui avait accordé un penalty litigieux aux Sud-Africains. L’arbitre a été suspendu à vie.

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