Football : le Congo proche de signer une convention avec l’Académie Basile-Boli

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Football : le Congo proche de signer une convention avec l'Académie Basile-Boli
Football : le Congo proche de signer une convention avec l'Académie Basile-Boli

Africa-Press – Congo Brazzaville. L’ancien international français, vainqueur de la Ligue des champions avec l’Olympique de Marseille en 1993, a présenté le 5 octobre au ministre des Sports son ambitieux projet du sport et études, qui consiste à détecter les gamins de 14 à 18 ans en vue de les placer dans l’Academie Basile-Boli campus (ABB Campus), dont il est le propriétaire.

Basile Boli a annoncé dans la foulée la signature dans les prochains jours d’une convention entre le Congo et son académie pour la mise en œuvre de ce projet qui s’inscrit dans le cadre de la formation des jeunes footballeurs.

« Je suis venu voir comment on peut amener les encadreurs dans les jours à venir à Brazzaville pour détecter dans le but du sport-études. Il s’agit de suivre les gamins à partir de 14 ans jusqu’à 18 ans au cours d’une détection qui sera faite par eux. Ils viendront choisir les gamins pour les emmener en Europe dans l’Académie BB campus. Nous sommes à 45 km de Paris, à Noyon, parce que nous avons acheté un ancien camp militaire. Nous avons signé avec quelques pays d’Afrique de l’Ouest, maintenant nous arrivons en Afrique centrale », a expliqué Basile Boli.

La campagne de détection pourrait prendre trois semaines maximum. Une compétition sera organisée au cours de laquelle les clubs de la place seront intéressés. Le pays, a-t-il souligné, ne prendra que la charge administrative. L’Académie, quant à elle, va investir dans le football sur les aspects techniques et tactiques mais aussi bien dans les études. « Nous avons un camp sport et études un peu à l’Américaine qui va nous amener à détecter, dans les pays africains, les joueurs qui peuvent suivre leurs études et le football. Car tous les gosses à partir de 14 ans jusqu’à 20 ans rêvent d’être Mbappé ou Neymar. Tout le monde ne peut pas être comme eux. On va leur apporter aussi de l’économie du sport, comment travailler avec les grandes marques comme Nike… On a besoin des passionnés du sport pour faire évoluer notre économie », a-t-il indiqué.

Avec une riche expérience de vingt-cinq ans de carrière, l’ancien joueur ayant une cinquantaine de sélections en équipe de France a lui-même avoué : « Si je n’avais pas fait sport et études, peut- être je ne serai pas chef d’entreprise. Je ne ferai pas de tels projets »

Le CNFF c’est encore de l’or

Le choix du Congo se justifie parce que le pays avait un attachement particulier avec l’AJ Auxerre, son club formateur, ayant abouti à la création du Centre national de formation de football (CNFF) en 2005. La formation, a-t-il reconnu, est la base de la réussite. « J’étais là en 2007 quand le Congo a gagné la Coupe d’Afrique des nations des moins de 20 ans. La formation, c’est la base. On ne peut pas sortir les joueurs sans formation … », s’est-il souvenu. En compagnie de Hugues Ngouélondélé, Basile Boli s’est rendu au CNFF. Echangeant avec le ministre des Sports, ce dernier lui a dit avoir reçu les instructions du président de la République pour relancer le CNFF. Le buteur en finale de la Ligue des champions opposant en 1993 l’Olympique Marseille à l’AC Milan a été séduit par la qualité des infrastructures.

« C’est encore de l’or. Il faut juste le nettoyer même quand il y a la poussière. C’est une question d’organisation. Il ne faut pas confondre l’entité sportive et le sportif, c’est différent. Il faut laisser travailler les gens du terrain et permettre aussi d’avoir des projets et faire des réunions. Il y a des outils pour reussir », a-t-il reconnu, sans donner plus de détails sur un éventuel partenariat avec le CNFF.

« C’est la première fois que je vienne ici , je ne vais pas promettre monts et merveilles. C’est travailler ensemble, trouver les solutions et voir comment on peut faire évoluer les choses, pas spécialement financière mais humainement déjà. Il faut mettre les ressources qui vont permettre de faire évoluer le football. Les grands clubs n’ont pas été créés du jour au lendemain. En Côte d’Ivoire, il y a eu un processus. Jean Marc Guillou est venu mettre en place une certaine disposition et puis tout le monde a suivi et aujourd’hui, une trentaine ou une quarantaine des jeunes, tous les ans, va dans les clubs européens. Ce qui est important, c’est la base déjà », a-t-il insisté.

Charles Otendé, le directeur du CNFF, a salué la décision prise par le gouvernement de relancer le centre. « Nous sommes heureux de voir que les choses vont redémarrer comme en 2005. Les travaux se déroulent normalement. Quand nous aurons fini de tout refaire, nous allons reprendre les jeunes comme par le passé. Ils seront ici logés et nourris avec un travail bien détaillé. Nous avons une ambition de reconquérir les titres que nous avions eus par le passé », a-t-il souligné.

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