Africa-Press – Congo Brazzaville. Déposer un condensé de l’humanité sur la Lune. C’est le défi fou que s’est lancée l’équipe de « Sanctuary on the moon », imaginé par le Français Benoît Faiveley. Scientifiques et artistes combinent leurs disciplines pour en graver l’essence sur 24 disques de saphir. Cette capsule temporelle sera envoyée sur notre satellite d’ici 2030, avec le programme Artemis de la Nasa.
« Ce sera toujours visible, reconnaissable dans un million d’années »
Le choix de la Lune comme destination n’est pas anodin: « La Lune, elle reste telle quelle. Si on y pose quelque chose qui résiste aux températures extrêmes, ce sera toujours visible, reconnaissable dans un million d’années », explique Jean-François Clervoy, astronaute et ambassadeur du projet. Ce dernier est soutenu par différents organismes comme l’Unesco, Inria, le CEA ou encore la Nasa. Il s’inscrit dans la continuité des Golden Records de Carl Sagan, ces messages sonores envoyés dans l’espace par les sondes spatiales Voyager en 1977, et censés témoigner des « Sons de la Terre ».
Une archive en trois volets
Les disques sont répartis en trois catégories. D’abord, ce que nous sommes: nos génomes. Ensuite, ce que nous savons, comme les grandes lois de la physique. Et enfin, ce que nous faisons, nos arts et notre culture. C’est sur ce dernier volet que les recherches viennent tout juste de commencer. Le fragment qui touche le plus Allan Petre, ingénieur aérospatial et second ambassadeur du programme, c’est celui qui concerne la vie: « Ce qui est beau dans ce fragment, c’est qu’on ne va pas seulement déposer ça en tant qu’espèce humaine, mais aussi pour toutes les espèces qui ont peuplé, et qui peuplent encore aujourd’hui la Terre ».





