Violences sexistes : l’EEC propose la mise en place d’une plate-forme dans les églises du Congo

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Violences sexistes : l’EEC propose la mise en place d’une plate-forme dans les églises du Congo
Violences sexistes : l’EEC propose la mise en place d’une plate-forme dans les églises du Congo

Africa-Press – Congo Brazzaville. Le bilan de la mise en œuvre du projet intitulé « Violences ayant pour base le genre au sein de l’église et de la société » a été présenté, le 1er décembre à Brazzaville, par Juste Alain Gonard Bakoua, président de l’Eglise évangélique du Congo (EEC), qui propose la création d’une plate-forme de lutte contre les violences fondées sur le genre dans toutes les églises du Congo.

La violence ayant pour base le genre (VBG), parfois aussi appelée violence sexiste, se réfère à l’ensemble des actes nuisibles, dirigés contre un individu ou un groupe d’individus en raison de leur identité de genre. Elle prend racine dans l’inégalité entre les sexes, l’abus de pouvoir et les normes néfastes.

Au sein de l’EEC, depuis mai 2013, plusieurs séances d’information, d’éducation et de communication de proximité ont été menées dans les paroisses et écoles confessionnelles afin que les fidèles prennent conscience de ce phénomène.

Dans les paroisses de cette église, la sensibilisation a porté sur les droits des femmes et enfants, le veuvage, l’héritage et les droits successoraux. « Certains orphelins et veuves ont été encouragés à faire recours à la justice. Par contre, les victimes de violences sexuelles brisent le silence en se confiant aux spécialistes de prise en charge médicale et psychologique », a indiqué Juste Alain Gonard Bakoua.

Pour mettre en œuvre ce projet, l’EEC a bénéficié de l’appui technique et financier de l’Eglise évangélique de Norvège et du gouvernement norvégien. Prélude à la fin du financement norvégien, le Conseil synodal extraordinaire d’avril 2018 a adopté le document de politique de l’EEC dans le cadre de la lutte contre les VBG assortie d’un plan d’actions 2018-2022 qui a cinq axes stratégiques.

Le projet « Violences ayant pour base le genre au sein de l’église et de la société » n’a couvert que 40% de paroisses de l’EEC. Et face aux fidèles et autres responsables de l’église, le président de l’EEC a lancé un cri interpellatif en ces termes : « Nous devons accepter l’évidence, s’approprier les faits qui nous sont reprochés et opter pour le changement de nos attitudes, pratiques et comportements ».

Le pasteur Juste Alain Gonard Bakoua a notamment suggéré de relever plusieurs défis dont la vérité sur les VBG, le bannissement de la loi du silence en adoptant une culture de la dénonciation, la lutte contre l’impunité des auteurs de violences, le développement d’une veille à la prévention, le renoncement aux violences à l’endroit des membres des familles et des paroisses et la conscientisation des fidèles sur les méfaits des VBG.

Enfin, le président de l’EEC a rappelé qu’il est urgent et important de soutenir les comités paroissiaux, les membres des unités paroissiales ainsi que les relais communautaires.

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