Africa-Press – Congo Kinshasa. Le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, est privé des réseaux de communication depuis déjà environ dix jours. Dans un communiqué de presse rendu public ce vendredi 30 janvier 2026, la société civile dudit territoire déplore un calvaire de plus imposé à une population déjà meurtrie par le poids de la guerre.
Cette structure rappelle que le droit à la communication et à l’information est un droit fondamental pour tout individu, tel que garanti par l’article 24 de la Constitution de 2006 de la République démocratique du Congo, ce qui la pousse à considérer cette coupure des signaux de tous les réseaux de télécommunications dans le territoire de Masisi comme un crime et une occasion de s’interroger sur le plan qui serait comploté derrière cet agissement.
« Cela renverrait à se poser la question de savoir quelle cabale cousue de fil rouge serait préparée contre la population de Masisi et des autres entités de Walikale et Rutshuru faisant face à la même tragédie de l’interruption de tous les services réseaux de télécommunication (Vodacom, Orange et Airtel) », s’interroge-t-elle.
Pour sa part, la Force syndicale nationale (FOSYNAT), syndicat des enseignants du Nord-Kivu, dénonce aussi cette coupure des réseaux, car c’est par le truchement du mobile money que les enseignants perçoivent leurs salaires depuis que les banques sont fermées.
La société civile exige que des enquêtes d’urgence soient diligentées aux fins d’établir les responsabilités et d’en tirer des conséquences.
Il sied de rappeler qu’il s’observe une interruption des réseaux de télécommunications non seulement dans le territoire de Masisi, mais aussi à Rutshuru et dans une partie de Walikale, rendant la communication et l’accès à Internet difficiles.





