Africa-Press – Congo Kinshasa. Alors que la question d’un dialogue politique refait surface en République Démocratique du Congo, certaines voix de la société civile expriment leurs réserves face aux préalables fixés par le chef de l’État. Jean-Claude Katende, président de l’ASADHO -Association africaine de défense des droits de l’homme)-, estime que « certaines conditions posées par le Président de la République pour l’organisation du dialogue sont difficilement acceptables ».
Depuis plusieurs mois, le président Félix Antoine Tshisekedi conditionne la tenue d’un dialogue national à un certain nombre d’exigences qu’il juge indispensables pour préserver la stabilité et la souveraineté du pays. Parmi ces conditions figurent notamment le respect strict de la Constitution et des institutions légalement établies, la reconnaissance de la part de l’État, le rejet de toute tentative de remise en cause de l’intégrité territoriale ainsi que la cessation de toute violence armée sur le territoire national.
Pour le chef de l’État, ces préalables visent à éviter que le dialogue ne serve de cadre à la légitimation de l’insécurité ou à des agendas contraires à l’intérêt national. Il insiste également sur le fait que le dialogue doit se tenir dans un climat apaisé, sans pressions militaires ni chantages politiques.
Toutefois, certaines parties prenantes estiment qu’un dialogue véritablement inclusif suppose une certaine souplesse, afin de permettre à toutes les sensibilités politiques et sociales de s’exprimer et de contribuer à la recherche de solutions durables à la crise que traverse le pays.
Ce débat met en lumière les tensions persistantes entre l’exigence de fermeté affichée par le pouvoir en place et l’appel à l’inclusivité porté par la société civile. Dans un contexte marqué par l’insécurité à l’Est et les défis politiques internes, la question du dialogue national reste plus que jamais au cœur des enjeux pour l’avenir de la RDC.





