Éboulement à Rubaya: 200 morts, AFC/M23 et Rwanda responsables

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Éboulement à Rubaya: 200 morts, AFC/M23 et Rwanda responsables
Éboulement à Rubaya: 200 morts, AFC/M23 et Rwanda responsables

Africa-Press – Congo Kinshasa. Le Gouvernement de la République a vivement condamné l’exploitation minière illégale par l’AFC-M23, tenue pour responsable de la mort de plus de 200 personnes, à la suite d’un éboulement meurtrier survenu le 28 janvier 2026 sur le site minier de Luwowo, dans le périmètre de Rubaya, au Nord-Kivu.

« Le gouvernement congolais condamne avec fermeté l’exploitation illégale des ressources naturelles menée dans une zone sous occupation armée, qu’il attribue à l’AFC-M23 avec l’appui du Rwanda, une activité jugée responsable de la mort de plusieurs centaines de civils», peut-on lire dans ce document.

Dans ce communiqué officiel parvenu à Yabisonews.cd,ce dimanche 1èr Février, le gouvernement dit avoir appris « avec une profonde consternation » l’éboulement qui a frappé des creuseurs artisanaux contraints de travailler dans des conditions extrêmes.

Selon les informations relayées, « cet éboulement massif aurait fait au moins 200 morts », plusieurs victimes ayant été ensevelies dans des puits dépourvus de toute norme de sécurité, dans un périmètre pourtant formellement interdit à toute activité minière.

Au-delà du drame humain, Kinshasa dénonce un système d’exploitation qu’il qualifie de structuré et illégal. Le périmètre de Rubaya, classé « rouge » par arrêté ministériel, fait l’objet d’un pillage organisé malgré son interdiction officielle. Le gouvernement fustige une chaîne d’approvisionnement illicite qui, selon lui, profite directement aux rebelles du M23-AFC et le Rwanda, évoquant des volumes mensuels de coltan extraits « en dehors de tout cadre légal, de toute autorisation administrative et de toute traçabilité conforme », une pratique qui « alimente directement une économie de guerre ».

S’appuyant sur le droit international humanitaire, les autorités congolaises estiment que ces faits constituent des violations graves assimilables à des crimes de guerre.

Elles dénoncent également la défaillance des mécanismes internationaux de traçabilité et l’attitude de certains acheteurs étrangers.

Tout en réaffirmant son engagement pour la paix, le gouvernement prévient que celle-ci « ne saurait en aucun cas justifier l’impunité », et appelle la communauté internationale à prendre la pleine mesure d’un drame qu’il présente comme la conséquence directe d’une occupation armée et d’un pillage systématique des ressources naturelles de la RDC.

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