Africa-Press – Congo Kinshasa. Depuis sa cellule à Kinshasa, l’ancien ministre de la Justice et figure de l’opposition républicaine, Constant Mutamba, a posé des conditions claires à sa participation au dialogue national en République démocratique du Congo.
La déclaration intervient peu après que la position exprimée par le Président Félix Tshisekedi pour l’organisation d’un dialogue entre Congolais en vue de renforcer la cohésion et l’unité nationale.
Dans sa lettre, Constant Mutamba insiste pour que ce dialogue ne serve pas seulement à un partage du pouvoir ou à blanchir des groupes armés.
« En sus ce dialogue ne peut pas être un cadre de partage de pouvoir, ni une blanchisserie pour ceux qui trahissent le pays au profit des étrangers en prenant les armes pour tuer nos concitoyens et piller nos ressources naturelles sous des prétextes individuels fallacieux et tribalo ethniques. Notre État indépendant n’a plus besoin de comédiens opportunistes », a-t-il déclaré.
Pour cet ancien membre du gouvernement Suminwa détenu depuis 154 jours, la participation au dialogue est conditionnée à plusieurs engagements concrets des autorités notamment: une décrispation politique réelle, avec la libération et la protection des opposants et leaders d’opinion non armés, souvent arrêtés arbitrairement ou condamnés injustement ; des garanties de sécurité pour ceux vivant à l’étranger ; et une conduite sincère et transparente du processus.
Constant Mutamba se décrit comme l’un des acteurs politiques les plus ciblés par le régime en place. Il affirme avoir été arrêté illégalement, jugé injustement, privé de ses droits civils et politiques, humilié et torturé moralement et physiquement. Malgré ces épreuves, il assure être resté dans le pays par patriotisme, refusant l’exil ou le recours à la violence.
L’opposant cite également plusieurs figures de l’opposition pacifique, dont Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund et Adolphe Muzito, qu’il considère comme des exemples de lutte politique respectueuse de la vie des citoyens.





