Africa-Press – Congo Kinshasa. Joseph Olenghankoy participe, depuis le 1er février 2026, à un séminaire consacré au dialogue et à la réconciliation, organisé à Johannesburg, en Afrique du Sud, par le Centre for Africa and Near East Studies (CANES). Il s’agit d’un groupe de réflexion engagé dans la résolution des conflits et le dialogue politique à l’échelle continentale.
Le président du Conseil national de suivi de l’accord de la Saint-Sylvestre (CNSA) prend part à une série de discussions ciblées portant sur la planification, le format et les résultats attendus de la future concertation nationale, dans un contexte marqué par une crise politique, sécuritaire et humanitaire persistante. CANES considère la RDC comme un enjeu central de stabilité régionale, tant pour l’Afrique centrale, australe que l’ensemble du continent.
Les échanges, à la fois préparatoires et réflexifs, qui prendront fin le 7 février, s’appuient sur des expériences comparatives africaines et internationales. Les organisateurs visent à soutenir un processus inclusif, crédible et constructif dans le pays que dirige Félix Tshisekedi, susceptible de renforcer la cohésion nationale et de jeter les bases d’une paix durable. Les travaux bénéficient également de l’expertise d’autres organisations panafricaines de référence dans l’analyse, la gestion et la résolution des conflits.
Dans les colonnes d’Ouragan, le vieux routier a salué la qualité de l’accueil qui lui a été réservé et l’intérêt manifeste des partenaires sud-africains pour la résolution de la crise congolaise. « J’ai reçu un très bon accueil. Ils sont très soucieux de notre pays et de la résolution de notre conflit, car pour eux, tant que le Congo est malade, l’Afrique du Sud, comme d’autres nations africaines, ne pourront pas progresser. Cela retarde la marche vers une Afrique puissante », a-t-il confié. Contrairement à d’autres partenaires, a-t-il précisé, les Sud-africains ne sont pas motivés par des intérêts économiques, mais plutôt animés par un esprit panafricain.
Olenghankoy s’appuie sur sa longue expérience politique, ayant traversé les régimes Mobutu, Kabila père et fils, aujourd’hui Tshisekedi, pour plaider, depuis plusieurs mois, en faveur d’un dialogue national inclusif. Selon lui, cette option demeure la voie la plus crédible pour répondre à la crise multiforme et multidimensionnelle qui ronge le Congo-Kinshasa. Dans cette perspective, il n’hésite pas à exprimer ses réserves sur les initiatives diplomatiques en cours. L’ex-candidat à la présidentielle de 2006 pense que les processus de paix de Washington et de Doha ont montré leurs limites, voire leur impuissance, à stopper durablement les violences armées.
À travers sa participation aux travaux de Johannesburg, le leader politique entend internationaliser le plaidoyer en faveur d’un dialogue congolais inclusif. Il profite également de l’événement pour apprendre des expériences et des pratiques d’autres nations, afin d’enrichir sa vision du déroulement du dialogue dans son pays. Parallèlement, le chef de file des FONUS inscrit la recherche de la paix en RDC dans une dynamique panafricaine, fondée sur la solidarité, la responsabilité collective et la conviction que la stabilité du Congo est un prérequis essentiel à l’émergence d’une Afrique forte et unie.





