Africa-Press – Congo Kinshasa. Dans l’est de la RDC, l’AFC-M23 a annoncé le renforcement de sa capacité opérationnelle avec l’intégration de plus de 5000 combattants d’élite. Cette situation inquiète la communauté internationale qui déploie d’énormes efforts pour une solution pacifique à la crise. Devant le Parlement européen, la commissaire en charge de la gestion des crises a insisté mardi sur la tenue d’un dialogue intercongolais « inclusif » pour ouvrir la voie à une paix durable.
Avec l’appui de l’armée rwandaise, l’AFC-M23 consolide ses positions au Nord et Sud-Kivu. Alors qu’un cessez-le-feu devrait entrer en vigueur dans les prochains jours, Hadja Lahbib a annoncé qu’elle se rendra dans la région la semaine prochaine. Objectif: Réaffirmer l’engagement ferme de l’UE à contribuer à la fin de ce conflit atroce.
« Le multilatéralisme est essentiel pour parvenir à la paix. Toutefois, un dialogue intercongolais inclusif serait un moteur indispensable à une paix durable », a-t-elle déclaré devant les eurodéputés.
Lundi dernier, une réunion de haut niveau, réunissant les présidents Félix Tshisekedi, João Lourenço et Faure Gnassingbé, à Luanda, a donné mandat à l’Angola de consulter toutes les partes congolaises intéressées, en vue de créer des conditions de la convocation du dialogue intercongolais.
L’offensive de la coalition M23-RDF a provoqué des déplacements massifs de civils notamment vers le Burundi. L’UE a exhorté la communauté internationale à agir afin de résoudre définitivement ce conflit qui ravage l’est de la RDC depuis plus de trois décennies.
« Les femmes et les enfants en sont les premières victimes. Le viol est utilisé comme une arme, comme l’a souligné MSF l’année dernière. La communauté internationale ne peut rester silencieuse face à cette situation alarmante. L’UE ne reste pas silencieuse. Elle se tient aux côtés des victimes de ce conflit terrible et défend avec un respect inconditionnel de la Charte des Nations Unies, notamment du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale », a indiqué Hadja Lahbib.
Alors que la réponse humanitaire est toujours sous-financée, l’UE a rappelé qu’en tant que principal donateur, elle a déjà débloqué 129,5 millions d’euros pour l’aide à la région des Grands Lacs en 2025. « Nous entendons faire davantage, notamment en soutenant les réfugiés et les personnes déplacées internes », a-t-elle souligné.





