Africa-Press – Congo Kinshasa. La famille d’Aubin Minaku, ancien président de l’Assemblée nationale, a, le 28 mars 2026 officiellement saisi les instances des Nations Unies pour dénoncer ce qu’elle qualifie de « disparition forcée ».
Interpellé à son domicile de Kinshasa le 18 janvier 2026 par des hommes armés, ce cadre du PPRD reste, depuis lors, détenu dans un lieu tenu secret. Ses proches alertent sur l’absence totale de communication officielle et l’impossibilité d’accéder à son lieu de détention, deux mois après son enlèvement.
Cette démarche diplomatique intervient alors que les motifs de son arrestation n’ont toujours pas été rendus publics par les autorités compétentes. En sollicitant l’arbitrage international, la défense de l’ancien speaker de la chambre basse espère faire pression sur le gouvernement congolais pour obtenir sa présentation devant un juge ou, à défaut, sa libération immédiate.
La plainte déposée souligne le caractère arbitraire de cette détention qui dérogerait aux standards internationaux des droits de l’homme.
Sur la scène nationale, cette affaire continue d’alimenter une vive controverse politique. Plusieurs figures de l’opposition, dont Martin Fayulu, ont dénoncé une violation flagrante des articles 17 et 18 de la Constitution de la RDC, garantissant la liberté individuelle et le droit à un procès équitable.
L’interpellation d’une figure majeure de l’ancien régime, dans des conditions aussi opaques, cristallise les tensions autour du respect de l’État de droit et de la sécurité des acteurs politiques en cette année 2026.





