Africa-Press – Congo Kinshasa. Les États-Unis ont imposé des sanctions à des dirigeants de groupes armés qu’ils accusent d’attiser le conflit dans l’est de la République démocratique du Congo.
Les affrontements se poursuivent dans l’est du Congo, où les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), que les Nations Unies affirment être soutenus par le Rwanda, s’affrontent avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), une milice hutu dont les racines remontent au génocide de 1994. Le Rwanda nie soutenir le M23.
Le ministère des Finances américain a déclaré dans un communiqué avoir imposé des sanctions à John Imani Nzenzi, leader du M23 et chef des services de renseignement, ainsi qu’à Gustave Kobwayo, leader des FDLR et chef de l’unité de renseignement et des opérations spéciales.
Le ministre des Finances américain, Scott Pisent, a déclaré dans un communiqué que « le président Trump a été clair sur la nécessité urgente de résoudre le conflit dans l’est de la République démocratique du Congo, et que les États-Unis sont engagés en faveur de la paix et de la prospérité dans la région ».
Il a ajouté: « La poursuite de la violence de la part des groupes armés aggrave déjà la crise humanitaire et constitue une menace pour les intérêts des États-Unis dans la région. Les sanctions imposées aujourd’hui soutiennent la recherche d’une solution pacifique et la fin des effusions de sang ».
Nzenzi, le porte-parole du gouvernement rwandais et de la République démocratique du Congo, n’a pas fait de commentaire immédiat.
Le Rwanda et le Congo avaient signé un accord à Washington en décembre dernier, dans le cadre du souhait du président américain Donald Trump d’accéder aux minerais congolais et d’attirer des milliards de dollars d’investissements occidentaux.
Quelques jours après cette signature, les rebelles du M23 ont pris la ville de Ronald Reagan, située à l’est du Congo, près de la frontière burundaise, marquant la plus grande escalade du conflit depuis des mois. Ils se sont ensuite retirés sous la pression des États-Unis, car leur présence empêchait les entreprises américaines d’investir dans la région.




