Africa-Press – Congo Kinshasa. « Ceux qui vont s’hasarder à troubler l’ordre public demain (mercredi) vont trouver la Police sur leur chemin. Tout attroupement de plus de 5 personnes sera dispersé avec des armes non létales. Nous avons l’instruction d’interpeller toute personne qui ira à l’encontre de la décision de hôtel de ville », interdisant les marches de Lamuka et de Nogec, prévient, sur Top congo fm, le général Sylvano Kasongo.
« On a tenu une réunion hier (lundi) avec les gens de Lamuka. Le gouverneur leur a donné l’autorisation (de manifester) le 17 septembre », pas le 15 septembre, ce qu’ils n’ont pas accepté, maintenant leur marche pour dire notamment non à une Commission électorale nationale indépendante (CENI) politisée, au glissement et aux fraudes électorales en 2023.
Déploiement dès ce soir
« La Police de Kinshasa est consignée. Dès aujourd’hui, nous allons passer nuit dans les différents sous-ciat pour que demain très tôt le matin nous puissions prendre possession de tous les points chauds », annonce le commandant de la Police/Kinshasa.
« À tous ceux qui sortiront demain dans l’intention de saboter les actions du gouvernement, incendier les bus Transco et autres, nous leur disons que la Police est là. Si vous voulez marcher, marchermz le 17 septembre. Le 15 septembre, la marche a été interdite ».
Le général Sylvano Kasongo rappelle que ce mercredi, « c’est la rentrée parlementaire. Les paramètres sécuritaires ne nous permettent pas de sécuriser une marche. Si nos frères de Lamuka sont des patriotes, ils vont respecter la décision du gouverneur. Deux jours après, ils vont marcher sans problème. On demande aux organisateurs de la marche de respecter la décision du gouverneur »
Il estime que « s’il y a un problème, ça sera sur la tête de ces organisateurs. La police n’est pas capable d’encadrer la marche demain (mercredi) et elle va user de tous les moyens légaux pour interdire la marche. On va interpeller ceux qui vont marcher dans le respect des droits de l’homme ».





