Situation sécuritaire à l’Est du pays : la LUCHA exige une évaluation rigoureuse et sans complaisance de l’état de siège

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Situation sécuritaire à l’Est du pays : la LUCHA exige une évaluation rigoureuse et sans complaisance de l’état de siège
Situation sécuritaire à l’Est du pays : la LUCHA exige une évaluation rigoureuse et sans complaisance de l’état de siège

Africa-Press – Congo Kinshasa. Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement, LUCHA en abrégé, a, au cours d’un point de presse tenu le jeudi 24 février 2022, au Centre d’études pour l’action sociale (CEPAS), à Kinshasa, adressé quelques recommandations aux autorités de la République démocratique du Congo, particulièrement au président de la République en ce qui concerne la situation sécuritaire à l’Est du pays, précisément dans les provinces sous état de siège. Selon le constat qui est le leur, le bilan de l’état de siège étant précaire, l’évaluation intrinsèque et, si pas la levée de l’état de siège est imminente. La LUCHA pense que cette disposition sécuritaire instaurée depuis l’an passé est une décision prise à la hâte.

Au regard de la situation sécuritaire de l’Est de la RD Congo, qui, même sous état de siège, les massacres se multiplient, la Lucha déclare avoir exprimé les inquiétudes majeures sur le manque d’une évaluation préalable de toutes les parties prenantes sur le processus d’instauration de cette mesure sécuritaire. Elle rappelle, à cet effet, avoir demandé ainsi au Président de la République de sursoir sa décision, qu’elle juge depuis lors ‘‘d’empressement’’.

Par ailleurs, elle demande la suspension du maire de la ville Kashale Muteba Narcisse et le commissaire supérieur François Kabeya de la Police nationale Congolaise ville de Béni. Les deux hommes ont, confirme la LUCHA, tenu des propos qui ont poussé à l’assassinat d’un des ses militants, M. Mumbere Ushindi.

Le vin étant tiré, restait cependant à en boire. La Lutte pour le Changement demande une évaluation rigoureuse et sans complaisance de l’état de siège, laquelle évaluation conduirait à la levée de cette mesure sécuritaire instaurée depuis mai 2021, ainsi qu’à la démilitarisation de l’administration et de la justice pour permettre aux militaires de se concentrer uniquement à la traque des forces négatives.

La LUCHA réclame : «l’éjection définitive et des poursuites judiciaires sérieuses contre tous les officiers soupçonnés des graves violations des droits de l’homme, de diligenter une enquête crédible pour faire la lumière sur les tueries orchestrées par les forces loyalistes et de punir de manière exemplaire les coupables, mais aussi de mettre en place un vrai et sérieux programme de démobilisation, désarmement et réinsertion communautaire».

Condamnant avec ferveur l’arrestation ‘’illégale’’ de 13 de leurs membres, le mouvement citoyen Lutte pour le Changement exige leur relâchement sans aucune condition.

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