Africa-Press – Congo Kinshasa. Les réformes électorales divisent toujours la classe politique congolaise. Certains analystes craignent que les évènements malheureux de janvier 2015 puissent se reproduire.
Alors que l’opposition et quelques organisations de la société civile appellent à un consensus, l’Assemblée nationale fait la sourde oreille, elle a programmé l’examen de la proposition de loi électorale pour ce jeudi 14 avril 2022.
La tension monte. La Dynamique pour une sortie de crise (DYSOC) s’oppose farouchement à l’examen de ce texte. Pour cette formation politique dirigée par l’ancien ministre des Relations avec le Parlement, Jean-Pierre Lisanga Bonganga, la nouvelle loi électorale ne peut être votée par le Parlement avant de vider la question relative à la loi sur la CENI, qui divise encore la classe politique.
Pour stopper les « velléités dictatoriales » de l’Union sacrée de Félix Tshisekedi, la DYSOC projette une manifestation au Palais du Peuple le même jeudi.
« La DYSOC invite toutes les forces politiques et sociales acquises au changement, à une concertation demain mercredi 13 avril 2022, au lieu habituel, en vue de lancer un appel pathétique au peuple congolais en général et aux Kinoises et Kinois en particulier, d’assister nombreux, à la séance plénière publique de l’Assemblée nationale, au Palais du Peuple, conformément à l’article 118 alinéa 1er de la Constitution, pour dire Non, à une loi électorale taillée sur mesure, en faveur du pouvoir en place », a déclaré Lisanga Bonganga.
La DYSOC est convaincue que la loi électorale et la loi sur la CENI doivent être adoptées par consensus entre toutes les parties prenantes au processus électoral. « Agir autrement, c’est se soumettre à la dictature de l’Union dite sacrée de la nation, plateforme politique présidentielle, qui confond à la longueur des journées, la Constitution avec la personne de monsieur Félix Tshisekedi Tshilombo ».
Lisanga Bonganga pour la déchéance de Mboso
Le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso est devenu encombrant, dénonce le leader de la Dysoc qui souligne que l’ancien Mobutiste est un « ennemi de la démocratie et du peuple congolais ».
Ainsi, invite-t-il, les députés nationaux à accélérer l’examen de la motion de défiance qui avait déjà recueilli 129 signatures. « … un casse-tête pour la population congolaise, le citoyen Mboso se lance dans la provocation à l’endroit de notre peuple meurtri, en recourant, à l’examen et l’adoption éventuelle à souhait, d’une proposition de loi suicidaire, en consacrant, un énième coup d’état constitutionnel à l’instar, de la recomposition frauduleuse de la majorité parlementaire, à l’installation d’une Cour constitutionnelle partiale et à la mise en place d’une CENI non consensuelle », a dénoncé Lisanga Bonganga.
La DYSOC insiste aussi sur la tenue des élections dans le respect du délai constitutionnel, en 2023.
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