Africa-Press – Congo Kinshasa. La Voix des sans voix pour les droits de l’homme (VSV) s’est dit vivement préoccupée par la détérioration avancée de l’état de santé de l’opposant politique, Salomon Idi Kalonda Della.
L’organisation sollicite auprès des autorités congolaises en général et du président de la République, Félix Tshisekedi, en sa qualité de magistrat suprême en particulier, pour des raisons humanitaires, la surséance des audiences du procès jusqu’au rétablissement total et effectif du concerné.
Dans un communiqué consulté vendredi par Ouragan.cd, la VSV a noté avec satisfaction le fait que les autorités congolaises aient accepté que le prévenu, malade de surcroît, bénéficie de soins médicaux dans une clinique privée, ce qui est conforme au respect du droit de chaque personne aux soins médicaux quel que soit ce qu’on lui reproche.
Cependant, il est fait état ces derniers jours de la détérioration considérable de l’état de santé de Salomon Idi Kalonda Della qui serait, selon Rostin Monketa, le secrétaire exécutif de la VSV, sous respirateur, sous assistance médicale depuis plusieurs jours.
D’ailleurs, le cadre Ensemble accusé de trahison et d’intelligence présumée avec des officiers rwandais ainsi que de complicité avec la rébellion du M23 n’a pas pu assister à l’audience jeudi 2 novembre 2023, car très affaibli par la maladie depuis plusieurs semaines dans une clinique privée hautement sécurisée où il poursuit les soins. Le médecin se serait opposé à toute extraction de force de l’opposant au risque de détériorer davantage son état de santé.
Pour la VSV, il est temps que les autorités congolaises écoutent les cris de détresse en faveur de M. Salomon afin d’éviter le pire entre les mains de l’État congolais comme sous d’autres régimes congolais. L’État n’a rien à perdre en accédant à la demande de surséance des audiences pour un délai de trois mois, voire plus en vue de permettre au concerné de se rétablir avant la poursuite des audiences.
Salomon Kalonda, conseiller spécial de l’opposant politique Moïse Katumbi, candidat à l’élection présidentielle de décembre 2023, avait été enlevé le 30 mai 2023, par les éléments des services de sécurité à l’aéroport international de N’djili et acheminé à la Direction de renseignement militaire (DRM, ex-DEMIAP) à Kintambo avant son transfert à la prison militaire de Ndolo.
À haute voix, la VSV lance un SOS à titre humanitaire aux autorités congolaises en général et principalement au président Tshisekedi, pour sauver la vie d’un être humain dont l’état de santé ne fait que se dégrader en suspendant les audiences jusqu’à son rétablissement total.
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