Bukavu : une dizaine de maisons englouties hier dans la rivière Ruzizi

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Bukavu : une dizaine de maisons englouties hier dans la rivière Ruzizi
Bukavu : une dizaine de maisons englouties hier dans la rivière Ruzizi

Africa-Press – Congo Kinshasa. A Bukavu, plusieurs habitants du quartier Panzi se sont réveillés hier les pieds dans l’eau. Envahies par la rivière Ruzizi qui sépare la République démocratique du Congo du Rwanda, les populations de ce quartier de la commune d’Ibanda n’ont eu d’autre choix que de quitter leurs domiciles inondés. Selon radiookapi.net, une dizaine des maisons sont à ce jour englouties dans la rivière Ruzizi. Ce, depuis la nuit du lundi 11 mars.

Ce sont, au total, des dizaines de maisons du quartier Panzi qui se retrouvent aujourd’hui sous les eaux. D’après des témoignages concordants, les eaux de la rivière Ruzizi ont débordé de leur lit dans la nuit du lundi 11 mars au mardi 12 mars à la suite du glissement de terre, survenu sur l’autre rive du côté rwandais. Une colline s’est, en effet, affaissée dans le lit de la rivière Ruzizi, semant la panique parmi les habitants sinistrés.

A la lumière des témoignages recueillis sur place, « la colline de Nyiratengo, à Nyamagane, au Rwanda, s’est dégradée une fois de plus, provoquant des éboulements de terres qui se sont déversés dans la rivière Ruzizi, au niveau de Buhozi, dans le territoire de Kabare, en République démocratique du Congo. Ruzizi a ainsi gonflé et l’eau s’est déversée dans le quartier Panzi », rapporte radiookapi.net.

« C’est dans la nuit du lundi au mardi qu’il y a eu encore éboulement de terre qui a scindé la rivière Ruzizi », atteste un témoin interrogé sur le lieu du drame. « L’eau continue, dès lors, à inonder les maisons dans le village de Buhozi et à Panzi », révèle-t-il à la radio onusienne.

Nécessité d’une délocalisation immédiate

En février dernier, les mêmes causes avaient produit les mêmes effets, dans la même zone, attestent plusieurs habitants du quartier Panzi. Au regard de ce drame écologique, les chercheurs suggèrent »la délocalisation immédiate de tous les habitants de cette zone avant que le pire n’arrive ».

« C’est un phénomène bien connu, parce qu’il s’agit d’un glissement de terrain, identifié depuis 1950. Il s’agit d’un des glissements de terrain qui s’avère actif. On est donc sur un énorme glissement de terrain, d’environ 80 hectares, vers la rivière Ruzizi », explique Jean-Claude Maki, environnementaliste et chercheur au Centre de recherche en sciences naturelles (CRSN) de Lwiro.

Cette situation risque d’impacter négativement sur la centrale électrique de la Société industrielle de l’électricité des Grands Lacs qui dessert la RDC, le Rwanda et le Burundi, redoutent des scientifiques.

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