Africa-Press – Congo Kinshasa. Le renforcement de la sécurité de la République démocratique du Congo (RDC) au niveau des frontières avec le Rwanda, la montée en puissance de l’armée nationale et le niveau de pression des pays médiateurs sur l’agresseur, ont été recommandés au Gouvernement, parmi les solutions à la mise en œuvre de l’accord de paix signé entre la RDC et le Rwanda, à Washington, aux États-Unis d’Amérique.
« La mise en œuvre de l’accord de paix et économique dépend également de la capacité de la République démocratique du Congo à protéger ses frontières. Et je pense qu’aujourd’hui, avec la montée en puissance des forces armées de la RDC, vous remarquerez que dans le budget 2026, le gouvernement a prévu 30% du budget pour les forces armées, pour les forces de défense », a déclaré Bienvenu-Marie Bakumanya, directeur général de l’Agence congolaise de presse (ACP), média public de la RDC, lors d’un entretien mercredi, à Washington avec la radiotélévision nationale congolaise (RTNC).
« Je pense que la mise en œuvre va aussi dépendre de la capacité des médiateurs, des témoins, qui ont pris ce rendez-vous au nom de la communauté internationale, d’influer sur le Rwanda, parce que le problème, ce n’est pas le Congo (…). C’est à Kigali où on a un régime qui estime que pour qu’il y ait prospérité de l’autre côté de la frontière, il faut que, du côté de la RDC, on soit endeuillé », a-t-il estimé.
A l’en croire, l’accord de paix apporte des réponses à de multiples attentes qui datent de plus de 30 ans.« Les Congolais ont été induits par cette guerre qui a élu domicile dans la partie orientale, imposée par nos voisins, notamment le Rwanda, pour des raisons de prédation. Aujourd’hui, on est à la porte de la fin de cette guerre », a-t-il soutenu.
Avènement d’une paix durable et non factice
Par ailleurs, le directeur général de l’ACP a fait savoir que la signature de l’accord entre la RDC et le Rwanda favorise la restauration d’une paix durable et non factice, suivant notamment la pensée du président Tshisekedi.
« Les Congolais de Bukavu, de Goma, de Rutshuru, de Masisi et de toutes les autres parties de l’Est, ont maintenant l’espoir, qui pointe à l’horizon, qu’il y aura une paix durable. Pas une paix factice comme on l’a connue il n’y a pas longtemps, mais une paix durable, dans la mesure où, cette fois-ci, on s’attaque aux vraies causes de la guerre qui a endeuillé les Congolais pendant 31 ans », a fait savoir M. Bakumanya.
Il a, en outre, évoqué les aspects contraignants de la signature de cet accord de paix, vis-à-vis du Président rwandais, notamment la mobilisation d’une dizaine de dirigeants du monde, pour assister à l’entérinement de l’accord.
« Il y a des aspects contraignants. Cette fois-ci, ça va se passer devant au moins onze chefs d’État et de gouvernements qui vont effectuer le déplacement à Washington. C’est dire l’importance que la communauté internationale accorde à cet accord. Et lorsqu’il y a des témoins de cette importance-là, la partie qui va ne pas respecter, va subir les conséquences et payer le prix, parce que c’est lui qui va porter toute la responsabilité historique de l’échec de ce compromis », a-t-il soutenu.





