Assemblée nationale : « la priorité pour le moment, ce sont les réformes de la CENI » (Gratien  Iracan)

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Assemblée nationale : « la priorité pour le moment, ce sont les réformes de la CENI » (Gratien  Iracan)
Assemblée nationale : « la priorité pour le moment, ce sont les réformes de la CENI » (Gratien  Iracan)

Africa-PressCongo Kinshasa. Le député national Gratien de Saint Nicolas Iracan a déclaré, lundi 15 mars, que la réforme de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) doit faire partie des matières prioritaires lors de cette session parlementaire de mars. Il l’a dit à l’issue de la plénière inaugurale de cette session.

Mais bien avant, rappelle l’élu de la province de l’Ituri, il est nécessaire d’examiner le rapport de la CENI.

« Ce qui est prioritaire pour le moment, c’est la loi portant organisation et fonctionnement de la CENI et bien-sûr, il y a des processus. Il faut donc commencer par analyser le rapport de la CENI mais il n’y a pas un seul rapport. Il y a au moins deux rapports qu’il faut analyser et après cela, il faut soumettre ça au débat et après débat il faudra au moins retenir des observations qui vont maintenant faire en sorte qu’on puisse faire des réformes de la loi électorale et ça, c’est un travail qui peut aller au moins à deux sessions. Donc, la priorité pour le moment, ce sont les réformes de la CENI », a souligné le député Gratien de Saint Nicolas Iracan.

Outre les questions de la gouvernance, cet élu note le contrôle parlementaire qui, selon lui, doit être de rigueur pour arriver au changement tant attendu.

« Comme l’a évoqué le Président, nous sommes dans un pays qui est à haut risque économique donc il faut renforcer le contrôle. Si non même avec l’Union Sacrée, on ne va pas apporter le changement si jamais on ne fait pas le contrôle parlementaire comme il faut », a-t-il martelé.

Il se dit favorable à l’idée du recensement pour identifier la population. Il précise toutefois, que le recensement ne devrait pas être un motif de perturbation du calendrier électoral.

« Moi, je suis tout à fait d’accord avec le recensement mais il faut que le recensement ne puisse pas perturber le calendrier électoral parce que ce qui est vrai, nous sommes dans un pays où on ne connaît avec précision le nombre de la population et la conséquence, quand on passe à l’enrôlement, il y a des étrangers qui sont enrôlés. C’est très dangereux, mais aussi ça peut permettre une tricherie d’aller directement à la base du fichier électoral et changer les chiffres, et ça peut permettre qu’on puisse passer un candidat d’une façon frauduleuse. Donc c’est important qu’il y ait recensement. On saura au moins la taille de la population congolaise », a soutenu le député Gratien Iracan.

Le débat sur le recensement général de la population est d’actualité au pays et divise davantage la classe politique congolaise. S’il arrivait de recenser la population avant les élections de 2023, plusieurs observateurs redoutent le glissement du mandat de l’actuel président alors que des voix s’élèvent de plus en plus pour demander la tenue des élections conformément à la constitution.

Berith Yakitenge

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