Africa-Press – Congo Kinshasa. Le Parti du Peuple pour la Réconstruction et la Démocratie (PPRD) hausse le ton contre le pouvoir en place après l’annonce de l’enlèvement de son vice-président national, Aubin Minaku, survenu dans la nuit du 17 au 18 janvier 2026. Le parti d’opposition dénonce une « dérive autoritaire » et un recul inquiétant de l’État de droit.
Dans une déclaration au ton virulent, Ferdinand Kambere, secrétaire permanent adjoint du PPRD, accuse directement les autorités de gouverner par la peur.
« Le régime s’est inscrit dans le maintien de la crise et a opté pour la stratégie de la terreur et des otages », a-t-il affirmé.
Selon le parti de Joseph Kabila, ces enlèvements ne constituent pas des faits isolés, mais s’inscrivent dans une série d’actions visant à museler toute voix critique. Le parti rappelle qu’un mois plus tôt, Emmanuel Ramazani Shadary, autre cadre du PPRD, avait disparu dans des circonstances jugées similaires.
Le PPRD remet également en cause la nature démocratique du pouvoir en place.
« Où est la démocratie? Où est l’État de droit? Est-ce cela la forme du dialogue au goût du régime? », s’est-il interrogé.
Il estime que ces arrestations et enlèvements ciblent des opposants en raison de leurs opinions politiques et de leur appartenance à l’opposition, ce qui constitue, selon lui, une grave atteinte aux libertés publiques. Le parti parle de méthodes rétrogrades d’un autre âge et accuse le régime de vouloir instaurer un climat de terreur pour neutraliser ses adversaires politiques.
Par ailleurs, ce parti de l’opposition exige la libération immédiate et sans conditions de plusieurs cadres de l’opposition, notamment Aubin Minaku, Emmanuel Ramazani Shadary, Dunia Kilanga, Parole Kamizelo et Nathanaël.
Pour le PPRD, ces événements traduisent un recul alarmant de la démocratie en République démocratique du Congo et confirment, selon lui, la fermeture progressive de l’espace politique.





