Africa-Press – Congo Kinshasa. Depuis plusieurs semaines, l ‘élection souhaitée, de l’économiste Faustin Luanga, ambassadeur itinérant du Président Felix Tshisekedi, au poste stratégique de Secrétaire Exécutif de la SADC, ne faisait plus l’ombre d’un doute, du moins à la cité de l’Union africaine qui abrite le Quartier Général du chef de l’État congolais.
La conquête de ce point de visibilité régional s’imposait, il est vrai, comme une consolation après la déconvenue enregistrée, il y a quelques mois, au Conseil de sécurité de l’ONU où la RDC briguait pourtant un siège de membre non permanent.
La certitude a finalement été balayée par les chefs d’État de la SADC, réunis en sommet le 17 août 2021 à Lilongwe (Malawi) et qui ont accordé leur confiance au botswanais Elias Magosi , jettant dans le décor la RDC de Tshisekedi portée par une diplomatie dont l’histoire semble désormais s’écrire en lettres de défaite.
Comment expliquer cette déroute diplomatique qui intervient alors que le Président congolais préside l’Union africaine ? Les analystes les plus sévères estimaient que l’arrivée de Christophe Lutundula aurait pu booster la diplomatie jugée balbutiante de la Ministre Marie Ntumba Nzeza. Il n’en est rien, le gouffre est aujourd’hui béant.
La machine diplomatique présidentielle semble s’être emparée des grands leviers du secteur réduisant le Ministre Lutundula au rang d’observateur impuissant. Il n’aura donc pas réussi à faire taire la cacophonie diplomatique et à tenir en respect l’armée pléthorique des diplomates de Felix Tshisekedi.
C’est donc l’échec qui s’offre à ce régime, recroquevillé dans ce que certains observateurs décrivent comme une arrogance mal indiquée dans le jeu des relations internationales. Il faut dire que les maladresses ne manquent pas. Tina Salama, chargé de communication à la présidence de la République, lançait encore récemment un tweet citant les pays de la SADC qui promettaient un soutien au candidat congolais!
Et puis il y a les signes qui ne trompent pas. La détérioration de la situation politique en RDC ne semble pas plaidé en faveur d’un rayonnement diplomatique du régime Tshisekedi. A la SADC, les standards démocratiques ça compte. Tout laisse croire que l’avenir risque d’être sombre pour le camp Tshisekedi qui devra naviguer entre crises politiques et isolement diplomatique. la suite peut se deviner.
Barnabé Kikaya Bin Karubi, diplomate connu pour son expertise et la maîtrise du jeu des réseaux, avait pourtant tiré la sonnette d’alarme, déplorant la faiblesse de la diplomatie congolaise. En retour, il aurait subi la foudre des bonzes du régime décidés à en découdre avec lui. Sans expertise valable dans ce secteur , la RDC collectionera les mauvaises notes.





